{"id":32989,"date":"2026-10-24T17:10:45","date_gmt":"2026-10-24T15:10:45","guid":{"rendered":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/2026\/10\/24\/le-monde-qui-continue-sans-nous\/"},"modified":"2026-10-24T17:10:45","modified_gmt":"2026-10-24T15:10:45","slug":"le-monde-qui-continue-sans-nous","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/2026\/10\/24\/le-monde-qui-continue-sans-nous\/","title":{"rendered":"Le monde qui continue sans nous"},"content":{"rendered":"<p> <br \/>\n<\/p>\n<div>\n<div class=\"wppdf-wrapper\" data-post-id=\"561068\">\n<p>                                    <button type=\"button\" class=\"wppdf-btn wppdf-btn-download\" data-action=\"download\" aria-label=\"Download post as PDF\" title=\"Download directly to your device\"><br \/>\n                        <span class=\"wppdf-btn-text\">T\u00e9l\u00e9charger PDF \ud83d\udcc4<\/span><br \/>\n                        <span class=\"wppdf-spinner\" aria-hidden=\"true\"\/><br \/>\n                    <\/button><\/p>\n<p>                                    <button type=\"button\" class=\"wppdf-btn wppdf-btn-tab\" data-action=\"tab\" data-fallback-url=\"https:\/\/reseauinternational.net\/le-monde-qui-continue-sans-nous\/?wppdf_print=1&amp;wppdf_tab=1&amp;scope=article_only&amp;post_id=561068\" aria-label=\"Open post PDF in next tab\" title=\"Open downloaded PDF in next tab\"><br \/>\n                        <span class=\"wppdf-btn-text\">Ouvrir PDF \u2197<\/span><br \/>\n                        <span class=\"wppdf-spinner\" aria-hidden=\"true\"\/><br \/>\n                    <\/button><\/p>\n<\/p><\/div>\n<p>&#13;<br \/>\n<iframe id=\"resu-donation-frame-248\" src=\"https:\/\/lemag.reseauinternational.net\/product\/participation\/?resu_embed=1\" width=\"100%\" height=\"440\" frameborder=\"0\" style=\"border:none;width:100%;min-height:280px;border-radius:16px;box-shadow:0 4px 25px rgba(0,0,0,0.07);overflow:hidden;transition:height 0.25s ease;\" allow=\"payment\" loading=\"lazy\"><\/iframe>&#13;<br \/>\n&#13;\n<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">par <strong>Mounir Kilani<\/strong><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il arrive que l\u2019on revienne quelque part apr\u00e8s une longue absence.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On reprend une rue que l\u2019on a connue autrefois. Les fa\u00e7ades sont toujours l\u00e0, certaines ont chang\u00e9 de couleur, une boutique a ferm\u00e9, une autre a ouvert. Le caf\u00e9 o\u00f9 l\u2019on s\u2019arr\u00eatait existe peut-\u00eatre encore. On reconna\u00eet la terrasse, les tables, l\u2019entr\u00e9e. Mais les visages ont chang\u00e9. Le serveur n\u2019est plus le m\u00eame. Les habitu\u00e9s ont disparu. On s\u2019assoit, on commande un caf\u00e9. On \u00e9prouve alors une impression difficile \u00e0 expliquer : on est bien \u00e0 la m\u00eame place, mais on n\u2019est plus tout \u00e0 fait au m\u00eame endroit.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Rien de spectaculaire ne s\u2019est produit. La rue n\u2019a pas disparu. Pendant notre absence, des gens sont arriv\u00e9s, d\u2019autres sont partis, des histoires ont commenc\u00e9 sans nous et d\u2019autres se sont achev\u00e9es.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le monde n\u2019a pas attendu notre retour.<\/p>\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Ce qui change sans faire de bruit<\/strong><\/h5>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On a tendance \u00e0 croire que les lieux nous appartiennent un peu. Non pas juridiquement, mais parce que nous y avons v\u00e9cu des choses. Une rue n\u2019est pas seulement une succession de fa\u00e7ades. C\u2019est le chemin que nous prenions pour rentrer, le commer\u00e7ant qui nous reconnaissait, la voix que nous entendions \u00e0 une fen\u00eatre, le banc o\u00f9 nous nous arr\u00eations parfois sans raison.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On ne voit plus seulement des choses. Des habitudes, des rendez-vous dont on a fini par oublier qu\u2019ils auraient pu ne jamais avoir lieu : tout cela compose un monde dont on ne remarque presque plus la pr\u00e9sence.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Puis on s\u2019absente. Quelques mois, quelques ann\u00e9es. On part pour travailler, rejoindre quelqu\u2019un, recommencer ailleurs. Ce qui devait durer un an en dure parfois dix. On sait que les choses changent, mais on imagine le changement comme une s\u00e9rie de retouches : la fa\u00e7ade bouge, le fond reste. On avance en s\u2019appuyant sur ce que l\u2019on conna\u00eet.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le temps transforme les relations qui donnaient un sens aux lieux. Un jour, la personne \u00e0 qui nous voulions raconter quelque chose n\u2019est plus l\u00e0. Le num\u00e9ro que nous connaissions par c\u0153ur ne m\u00e8ne plus nulle part. La maison o\u00f9 nous entrions sans frapper est habit\u00e9e par des inconnus. Les enfants que nous avons laiss\u00e9s derri\u00e8re nous sont devenus des adultes, avec leurs souvenirs et leurs habitudes.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous n\u2019avons pas seulement manqu\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements. Nous avons manqu\u00e9 la formation d\u2019une autre r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Nous ne sommes pas au centre de l\u2019histoire<\/strong><\/h5>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette autre r\u00e9alit\u00e9 ne nous appartient pas. Une maison o\u00f9 nous avons v\u00e9cu vingt ans peut devenir, pour ceux qui l\u2019habitent apr\u00e8s nous, un simple logement. Un arbre sous lequel nous avons grandi peut \u00eatre abattu sans que personne sache ce qu\u2019il repr\u00e9sentait. Une vieille photographie, retrouv\u00e9e dans un tiroir, peut conserver le visage de quelqu\u2019un dont plus personne ne sait prononcer le nom.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">J\u2019en ai une. Je ne sais plus qui c\u2019est.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais rien de tout cela ne leur raconte ce que nous avons v\u00e9cu. On pourrait leur reprocher leur indiff\u00e9rence. Ils n\u2019ont pas de raison de voir dans ces lieux ce que nous y avons laiss\u00e9. Le monde n\u2019est pas devenu indiff\u00e9rent \u00e0 notre \u00e9gard : il n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 organis\u00e9 autour de nos souvenirs. Nous avons simplement confondu, pendant un temps, notre exp\u00e9rience du monde avec le monde lui-m\u00eame.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et certaines pertes ne se voient pas sur les photographies. On peut retrouver la m\u00eame maison, le m\u00eame jardin, parfois les m\u00eames personnes. Pourtant, ce qui nous reliait \u00e0 ces lieux, \u00e0 ces gens, a chang\u00e9. On raconte les m\u00eames anecdotes, on \u00e9voque les m\u00eames noms, mais nos interlocuteurs ne s\u2019en souviennent pas de la m\u00eame mani\u00e8re. Certains ont oubli\u00e9. D\u2019autres ont reconstruit leur histoire autrement. Les plus jeunes n\u2019ont jamais connu ce dont nous parlons.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La m\u00e9moire n\u2019est donc pas un territoire partag\u00e9 une fois pour toutes : elle se transforme, s\u2019\u00e9loigne, finit parfois par ne plus relier ceux qui l\u2019avaient pourtant construite ensemble.<\/p>\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les g\u00e9n\u00e9rations ne vivent pas dans le m\u00eame monde<\/strong><\/h5>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous aimons dire que les g\u00e9n\u00e9rations se succ\u00e8dent. Le mot sugg\u00e8re une continuit\u00e9 tranquille. C\u2019est vrai, mais cette continuit\u00e9 dissimule une rupture.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les enfants h\u00e9ritent de maisons, de langues, de r\u00e9cits familiaux. Ils re\u00e7oivent des habitudes dont ils ignorent l\u2019origine : une fa\u00e7on d\u2019accueillir un invit\u00e9, le r\u00e9flexe de garder ce qui pourrait encore servir, un mot prononc\u00e9 comme avant eux, sans savoir qu\u2019il porte encore l\u2019accent de quelqu\u2019un qu\u2019ils n\u2019ont pas connu.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les m\u00eames murs peuvent abriter des mondes diff\u00e9rents.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour les parents, une maison est le r\u00e9sultat d\u2019ann\u00e9es de travail et de privations. Pour leurs enfants, elle est simplement la maison familiale. Ce n\u2019est ni ingratitude ni indiff\u00e9rence. Ce qui a \u00e9t\u00e9 difficile \u00e0 acqu\u00e9rir devient, pour ceux qui le re\u00e7oivent, une partie du d\u00e9cor.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cela vaut aussi dans l\u2019autre sens. Les parents reconnaissent les rues, les mots, mais les usages ont chang\u00e9. Chacun croit vivre dans la continuit\u00e9 de l\u2019autre. Pourtant, ils ne regardent pas tout \u00e0 fait le m\u00eame monde. On vit dans celui que notre histoire nous permet de reconna\u00eetre.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si les g\u00e9n\u00e9rations ne partagent jamais tout \u00e0 fait le m\u00eame monde, elles ne sont pas pour autant \u00e9trang\u00e8res les unes aux autres. Quelque chose passe. On ne sait pas quoi. On ne sait pas comment. Mais quelque chose passe.<\/p>\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Ce que nous emportons sans le savoir<\/strong><\/h5>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On emporte beaucoup plus que l\u2019on ne le pense. Une expression entendue dans l\u2019enfance, que l\u2019on r\u00e9p\u00e8te sans savoir qui nous l\u2019a apprise. Une prudence, une g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, une m\u00e9fiance parfois, dont on ignore l\u2019origine. Ces choses voyagent avec nous, \u00e0 travers les d\u00e9m\u00e9nagements, les s\u00e9parations, les pays quitt\u00e9s. Elles sont devenues une partie de notre mani\u00e8re d\u2019\u00eatre.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un jour, on se surprend \u00e0 reproduire un geste de son p\u00e8re ou de sa m\u00e8re. On emploie une expression que l\u2019on avait trouv\u00e9e ridicule. On entend sa propre voix prendre une intonation famili\u00e8re.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quelque chose a travers\u00e9 le temps.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais cette continuit\u00e9 n\u2019est jamais compl\u00e8te. Ceux qui viennent apr\u00e8s nous ne re\u00e7oivent pas un monde intact : ils en recueillent des fragments et les assemblent autrement. Une habitude cesse d\u2019\u00eatre transmise, un mot dispara\u00eet, une histoire familiale n\u2019est plus racont\u00e9e. Rien ne s\u2019effondre n\u00e9cessairement. La vie continue, mais elle ne se poursuit pas tout \u00e0 fait de la m\u00eame mani\u00e8re.<\/p>\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le monde que nous avons connu n\u2019\u00e9tait pas le monde entier<\/strong><\/h5>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Notre monde nous semblait stable parce que nous l\u2019avions longtemps habit\u00e9. Les m\u00eames lieux, les m\u00eames voix, les m\u00eames habitudes : nous prenions cette continuit\u00e9 pour acquise. Mais ce monde tenait \u00e0 une rencontre entre une \u00e9poque, un lieu, des personnes et notre propre histoire. Il ne pouvait pas demeurer intact.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On peut retourner dans la maison de son enfance, revoir un ami apr\u00e8s vingt ans, relire une lettre. Ces choses r\u00e9veillent quelque chose de pr\u00e9cis. Mais elles ne nous ram\u00e8nent pas. Nous avons chang\u00e9. Les autres ont chang\u00e9. M\u00eame quand les circonstances semblent celles du pass\u00e9, nous les regardons depuis un autre endroit de notre vie.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous voudrions retrouver une \u00e9poque, alors que nous cherchons la personne que nous \u00e9tions dans cette \u00e9poque. Nous voudrions retrouver une maison, alors que nous cherchons les voix qui la remplissaient. Nous voudrions retrouver un pays, alors que nous cherchons la place que nous y occupions.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Certains retours nous laissent un vide que rien ne justifie. Tout est l\u00e0, et nous ne retrouvons pas ce que nous cherchions.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous avons retrouv\u00e9 le lieu. Pas le temps.<\/p>\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Continuer, nous aussi<\/strong><\/h5>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le monde continue sans nous. La formule pourrait sembler cruelle : elle rappelle que nous ne sommes pas indispensables \u00e0 l\u2019histoire des lieux que nous quittons, que nos absences finissent par devenir ordinaires.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais nous continuons, nous aussi. On apprend \u00e0 vivre ailleurs, on rencontre d\u2019autres personnes, on cr\u00e9e des habitudes qui deviendront \u00e0 leur tour des souvenirs. On fait exactement ce que les autres ont fait avant nous.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On habite le pr\u00e9sent sans savoir qu\u2019il deviendra un pass\u00e9 auquel on cherchera \u00e0 revenir. Nous ne regrettons pas ce que nous avons perdu. Nous regrettons de ne pas avoir su que nous le perdions. On consid\u00e8re certaines pr\u00e9sences comme acquises, certaines paroles comme toujours disponibles. On ne sait pas quels d\u00e9tails, insignifiants aujourd\u2019hui, deviendront les plus pr\u00e9cieux.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un jour, on quittera un endroit sans savoir que c\u2019\u00e9tait la derni\u00e8re fois qu\u2019on le voyait tel qu\u2019il \u00e9tait. On fermera une porte en pensant revenir bient\u00f4t. On laissera une conversation inachev\u00e9e, une promesse \u00e0 tenir. On ne saura pas toujours que quelque chose vient de prendre fin.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Puis la vie continuera. La n\u00f4tre, celle des autres, celle des lieux que nous avons habit\u00e9s.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le monde ne nous aura pas attendus. Il ne nous attendra pas davantage.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous y aurons v\u00e9cu, pendant un temps. Puis d\u2019autres y vivront. Et peut-\u00eatre que quelqu\u2019un, un jour, retrouvera nos traces sans savoir que c\u2019\u00e9tait nous.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/reseauinternational.net\/author\/mounir-kilani\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\" title=\"\">Mounir Kilani<\/a><\/p>\n<p><meta itemscope=\"\" itemprop=\"mainEntityOfPage\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/WebPage\" itemid=\"https:\/\/reseauinternational.net\/le-monde-qui-continue-sans-nous\/\"\/><meta itemprop=\"headline\" content=\"Le monde qui continue sans nous\"\/><span style=\"display: none;\" itemprop=\"author\" itemscope=\"\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/Person\"><meta itemprop=\"name\" content=\"Mounir Kilani\"\/><\/span><span style=\"display: none;\" itemprop=\"image\" itemscope=\"\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/ImageObject\"><meta itemprop=\"url\" content=\"https:\/\/i0.wp.com\/reseauinternational.net\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/Sans-titre-47.webp?fit=800%2C467&amp;ssl=1\"\/><meta itemprop=\"width\" content=\"800\"\/><meta itemprop=\"height\" content=\"467\"\/><\/span><span style=\"display: none;\" itemprop=\"publisher\" itemscope=\"\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/Organization\"><span style=\"display: none;\" itemprop=\"logo\" itemscope=\"\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/ImageObject\"><meta itemprop=\"url\" content=\"https:\/\/reseauinternational.net\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/Capture-de\u0301cran-2022-06-14-a\u0300-16.51.07.png\"\/><\/span><meta itemprop=\"name\" content=\"Mounir Kilani\"\/><\/span><meta itemprop=\"datePublished\" content=\"2026-10-24T14:37:26+00:00\"\/><meta itemprop=\"dateModified\" content=\"2026-10-24T14:37:27+00:00\"\/><\/div>\n<p><br \/>\n<br \/><a href=\"https:\/\/reseauinternational.net\/le-monde-qui-continue-sans-nous\/\" target=\"_blank\"\">Source link <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>T\u00e9l\u00e9charger PDF \ud83d\udcc4 Ouvrir PDF \u2197 &#13; &#13; &#13; par Mounir Kilani Il arrive que l\u2019on revienne quelque part apr\u00e8s une longue absence. 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