{"id":5816,"date":"2025-04-05T20:23:38","date_gmt":"2025-04-05T18:23:38","guid":{"rendered":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/2025\/04\/05\/decouvrez-le-ciel-deracine-la-fiction-inedite-de-sabrina-calvo-pour-reporterre\/"},"modified":"2025-04-05T20:23:38","modified_gmt":"2025-04-05T18:23:38","slug":"decouvrez-le-ciel-deracine-la-fiction-inedite-de-sabrina-calvo-pour-reporterre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/monde25.info\/index.php\/2025\/04\/05\/decouvrez-le-ciel-deracine-la-fiction-inedite-de-sabrina-calvo-pour-reporterre\/","title":{"rendered":"D\u00e9couvrez \u00ab\u00a0Le ciel d\u00e9racin\u00e9\u00a0\u00bb, la fiction in\u00e9dite de Sabrina Calvo pour Reporterre"},"content":{"rendered":"<p> <br \/>\n<\/p>\n<div>\n<p><i>Reporterre<\/i> vous propose <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/reporterre.net\/Les-fictions-de-Reporterre-249\">chaque premier samedi du mois<\/a> une nouvelle de science-fiction in\u00e9dite. Nous avons donn\u00e9 carte blanche \u00e0 des autrices et auteurs pour \u00e9crire des textes qui nous transportent vers <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/reporterre.net\/Ces-penseuses-qui-portent-des-utopies-ecologistes-radicales\">des futurs \u00e9cologiques d\u00e9sirables<\/a>.<\/p>\n<p>\u00c9crivaine et plasticienne, Sabrina Calvo est autrice de nombreux ouvrages explorant des genres vari\u00e9s de fantasy et de science-fiction, porteurs de perspectives anticapitalistes et de revendications transf\u00e9ministes. Son roman <i>Toxoplasma<\/i> (\u00e9ditions La Volte, 2017) fut salu\u00e9 et couronn\u00e9 du grand prix de l\u2019Imaginaire et du prix Rosny a\u00een\u00e9, tous deux en 2018. Bonne lecture.<\/p>\n<hr class=\"spip\"\/>\n<p><i>\u201cThe kids are alright but the kids will get older.\u201d<\/i><span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a target=\"_blank\" href=\"#nb1\" class=\"spip_note\" rel=\"appendix\" title=\"Les enfants sont bien, mais les enfants vont vieillir.\" id=\"nh1\">1<\/a>]<\/span><\/p>\n<p>Kae Tempest<br class=\"autobr\"\/>\n<\/p>\n<p><i>Quand Pip eut fini de parcourir la derni\u00e8re page du dernier livre compos\u00e9 des derni\u00e8res feuilles en papier arrach\u00e9es au dernier arbre, il sentit en lui gonfler l\u2019orage d\u2019un \u00e2ge nouveau.<\/i><\/p>\n<p><br class=\"autobr\"\/><br \/>\nIl \u00e9tait entr\u00e9 dans la derni\u00e8re librairie de la cit\u00e9 avec sa cohorte de bonnets rouges parce qu\u2019il devait prouver aux milices d\u2019adultes du quartier que les enfants aussi pouvaient \u00eatre de parfaits connards. Pip savait mieux que les autres ce qu\u2019ils faisaient \u00e0 celles qui refusaient les d\u00e9fis. Il avait vu les cages des souterrains du zoo, les mules sur deux pattes et les colliers, les harnais et les mors dans la bouche. Pip avait pr\u00e9cipit\u00e9 fr\u00e8res et s\u0153urs dans ces ge\u00f4les. Leurs ombres d\u00e9mentes sur les murs hantaient ses r\u00eaves.<\/p>\n<p>Des piles de vieux ouvrages jusqu\u2019au plafond de la librairie, poussi\u00e8re et cartons dans l\u2019obscurit\u00e9 d\u00e9bordant de guides, catalogues et romans obsol\u00e8tes. Pendant que les bonnets rouges vidaient les \u00e9tag\u00e8res en riant, Pip choisi un ouvrage au hasard. Il avait l\u2019habitude des symboles et des couleurs sur les \u00e9crans, des animations gesticul\u00e9es et des mots hurl\u00e9s, mais des mots \u00e9crits, si peu. Plus personne n\u2019achetait de livre, plus personne n\u2019en publiait. La plupart avaient fini br\u00fbl\u00e9s dans les grands feux de joie de la lib\u00e9ration. Pip n\u2019avait pas connu cette \u00e9poque, tout cela avait eu lieu bien avant sa naissance. Mais pour l\u2019endormir sa m\u00e8re lui avait lu une histoire qui n\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9e pour les nouvelles images. La l\u00e9gende des gardiennes de la reine du ciel. Leurs \u00e9p\u00e9es de lumi\u00e8re dress\u00e9es face aux hordes qui voulaient arracher les larmes \u00e0 ses yeux \u2014\u00a0cristaux qui annon\u00e7aient les matins heureux dans la grande vall\u00e9e de nuages.<\/p>\n<p>La vieille libraire sortit de son box barricad\u00e9 pour leur demander d\u2019arr\u00eater de jouer aux voyous. Elle tenait un vieux matou entre ses bras comme pour se pr\u00e9munir de leur violence. Les gamins riaient autour d\u2019elle, la piquait du bout du glaive. Elle vit Pip, debout pages ouvertes et chercha son regard. Toi, lui dit-elle, toi tu sais lire<small class=\"fine d-inline\">\u00a0<\/small>? Pip baissa les yeux. On ne lui avait jamais pos\u00e9 la question. Il eut honte. Honte silencieuse de son h\u00e9ritage, honte de sa m\u00e8re qui jusqu\u2019au bout voulu lui apprendre. Avant qu\u2019elle ne parte loin au nord pour rejoindre les adultes qui ne servaient plus, elle avait tir\u00e9 de lui quelques phrases d\u00e9crypt\u00e9es, puis des paragraphes et des pages enti\u00e8res. Il avait gard\u00e9 ce secret enfoui par instinct de survie.<\/p>\n<p>Les bonnets rouges attendaient sa r\u00e9ponse. Non, dit Pip en refermant le livre. Non je ne sais pas lire, c\u2019est interdit. La vieille dame se mit \u00e0 rire. Elle savait les mensonges. Elle jeta un coup d\u2019\u0153il derri\u00e8re elle \u2014\u00a0vers le fond de la boutique\u00a0\u2014 puis leva le matou pour se prot\u00e9ger. Mais au signal de leur chef les enfants l\u2019ex\u00e9cut\u00e8rent, elle et son pauvre chat. Pip regarda la sc\u00e8ne sans rien sentir \u2014\u00a0il avait fait de la peur son armure.<\/p>\n<p>Laissant les autres jouer, il s\u2019aventura plus profond\u00e9ment dans le d\u00e9dale. Il avait vu le regard de la libraire avant de mourir \u2014\u00a0un regard inquiet. Ou une invitation. Tout au fond, dissimul\u00e9e derri\u00e8re une \u00e9tag\u00e8re, il trouva une autre porte dans un angle en biais. Trois marches anciennes donnaient sur un long couloir pench\u00e9, puis sur une petite pi\u00e8ce avec fen\u00eatre et table. Derri\u00e8re des vitres verrouill\u00e9es, de vieux livres. Pip resta debout plusieurs minutes, en se demandant ce que la vieille avait bien pu cacher ici.<\/p>\n<p>Il parcourut les \u00e9tag\u00e8res. Intrigu\u00e9 par une pr\u00e9sence, il fracassa le verre pour attraper un pav\u00e9 \u00e0 la couverture orn\u00e9e de ce qu\u2019il crut \u00eatre du cuir \u2014\u00a0\u00e7a se revendait tr\u00e8s bien pour fabriquer la peau des adultes. Quand il tint le livre en main, il comprit qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une mati\u00e8re toute aussi flexible. Sur la couverture il reconnut un arbre \u00e0 l\u2019envers, ses racines poussant dans le ciel. Il connaissait les arbres. On lui avait appris \u00e0 les couper \u00e0 la tron\u00e7onneuse dans un jeu vid\u00e9o pour construire des colonies sur Mars. Le titre \u00e9tait \u00e9crit \u00e0 la main dans une langue qu\u2019il ne connaissait pas \u2014\u00a0presque du dessin. Ouvertes les pages \u00e9paisses laiss\u00e8rent s\u2019\u00e9chapper un chuintement qui ressemblait au vent dans ses poumons, \u00e0 ce souffle court qui le prenait soudain.<\/p>\n<p>Alors il lut, d\u00e9codant chaque signe avec toujours plus de facilit\u00e9 \u2014\u00a0comme une histoire secr\u00e8te qui remontait du gouffre de d\u00e9sespoir o\u00f9 on l\u2019avait exil\u00e9. Il lut l\u2019histoire du dernier arbre. Un fr\u00eane. Un arbre sacr\u00e9, protecteur des enfants depuis le d\u00e9but du monde. Jadis on plantait un fr\u00eane \u00e0 chaque naissance. Et pour gu\u00e9rir la maladie des jeunes enfants on les pla\u00e7ait dans les fentes des troncs de fr\u00eane, on les passait entre les branches pour qu\u2019ils puissent \u00eatre entour\u00e9s, choy\u00e9s, aim\u00e9s de ces doigts labyrinthes qui les tendaient au ciel en demande d\u2019un miracle. Les fr\u00eanes \u00e9taient l\u00e0 \u00e0 l\u2019origine des temps, au Grand Jardin, et les fr\u00eanes \u00e9taient les derniers arbres de cette terre \u2014\u00a0et celui-ci, lui qui fut tu\u00e9, sci\u00e9 par les grands dirigeants, fut d\u00e9bit\u00e9 et sa peau servit de support \u00e0 sa propre histoire. Sa mort avait condamn\u00e9 les enfants \u00e0 \u00eatre asservis par les adultes.<\/p>\n<p>Pip trembla \u00e0 ces mots grav\u00e9s, pris d\u2019une fureur croissante. L\u2019encre bavait et l\u2019ultime page \u00e9tait d\u00e9chir\u00e9e, pour laisser \u00e0 celle qui serait arriv\u00e9e jusqu\u2019ici d\u2019en choisir le mot final. Lui n\u2019en savait rien. Mais il avait compris que ce dernier arbre avait donn\u00e9 les derni\u00e8res pages du dernier livre jamais publi\u00e9. Son sang, ces mots. Que c\u2019\u00e9tait la fin des merveilles, ici, dans la derni\u00e8re librairie de cette ville maudite. La fin de tout ce qui pu les laisser libres, libres de changer le monde. On leur avait pris la seule chose qui pouvait les faire esp\u00e9rer. On leur avait vol\u00e9 le futur. Ils avaient fait de lui l\u2019instrument de leur ignorance juste parce qu\u2019ils savaient que la v\u00e9rit\u00e9 triompherait de leur cruaut\u00e9.<\/p>\n<p>De rage il arracha une page puis une autre et il les d\u00e9vora, ogre de sa propre col\u00e8re. Il se gava et en lui la s\u00e8ve de l\u2019encre prit racine au profond de son malheur. Il hurla quand dans son dos se d\u00e9chir\u00e8rent les pans de ses poumons pour lib\u00e9rer les branches et le vent qui devait enfin d\u00e9vaster ce monde de mis\u00e8re.<\/p>\n<p>*<\/p>\n<p>Il revint dans la librairie chancelant sous le poids de l\u2019arbre qui avait pouss\u00e9 de lui. Les enfants rirent et le plus grand, son rival en autorit\u00e9, vint le d\u00e9fier\u00a0: toi, tu n\u2019es plus comme nous. Toi, tu ne seras jamais adulte, alors tu dois mourir. Pip ne dit rien. Dress\u00e9 debout devant lui, majest\u00e9, il s\u2019imposa en se repliant sur sa gorge, en serrant plus fort ces nouvelles branches. Il lui fit jurer all\u00e9geance et pour lui sceller ce serment, il d\u00e9chira une page et lui fit bouffer. Puis il dit aux autres de mettre genoux \u00e0 terre et de manger ces bouts de feuilles une par une, sur leur langue &#8211; \u00e9miett\u00e9es. Elles vous soigneront du malheur, dit Pip.<\/p>\n<p>Elles nous donneront la force de ne plus jamais ob\u00e9ir.<\/p>\n<p>*<\/p>\n<p>Les miliciens les attendaient \u00e0 la sortie. Ils moqu\u00e8rent ces enfants boiteux, d\u00e9form\u00e9s par les jeunes fr\u00eanes qui poussaient de leurs colonnes vert\u00e9brales en doigts crochus. Ils approch\u00e8rent pour les soumettre et les faire se tenir sages. Pour leur dire de ne plus bouger sinon ce serait le zoo mais c\u2019est Pip qui donna le premier coup &#8211; sa force d\u00e9cupl\u00e9e arracha une t\u00eate. Les autres enfants leur \u00e9clat\u00e8rent les genoux pour s\u2019en faire des colliers.<\/p>\n<p>*<\/p>\n<p>Ils avanc\u00e8rent dans la ville en massacrant joyeusement tous les adultes qu\u2019ils rencontr\u00e8rent. Ils lib\u00e9r\u00e8rent d\u2019abord les \u00e9coles, les cours de comptabilit\u00e9, de management et de d\u00e9veloppement personnel. La vie buissonni\u00e8re fut c\u00e9l\u00e9br\u00e9e en abattant tous les chiffres, toute mesure, toute comp\u00e9tition. Puis ce fut le zoo, les cages ouvertes et leurs ge\u00f4liers pendus \u00e9ventr\u00e9s aux nouvelles souches. Chevauchant les moutons noirs qu\u2019avaient \u00e9t\u00e9 leurs anciens camarades de classe, les fr\u00eanes d\u00e9ferl\u00e8rent sur les grands quartiers et moissonn\u00e8rent dans les supermarch\u00e9s, dans les boutiques blanches de n\u00e9ons et dans les garages o\u00f9 dormaient les collections inutiles de ces pauvres bouffons. Les adultes et leurs passions tristes d\u2019enfants rat\u00e9s sombr\u00e8rent dans la for\u00eat infinie. Les bourgeons amen\u00e8rent couleurs aux yeux du ciel.<\/p>\n<p>Chaque enfant d\u00e9livr\u00e9 des familles carc\u00e9rales, des r\u00e9sidences surveill\u00e9es, fut c\u00e9l\u00e9br\u00e9 puis nourrit des pages de la peau de l\u2019arbre sacr\u00e9. Le sous-bois des fr\u00eanes fut bient\u00f4t grouillant d\u2019oiseaux qui d\u00e9vast\u00e8rent les lignes \u00e9lectriques et chantaient plus fort que tous les sons venus des machines abruties. Chaque page arrach\u00e9e au tome renouvelait les v\u0153ux de ces combattants qui progressaient pench\u00e9s en ravageant ce qui restait des grands centres commerciaux. Ils mirent le feu \u00e0 toutes les tours, toutes les villas. Les balles n\u2019entraient plus dans leurs peaux de corne et de lianes tendues. Les derniers d\u00e9fenseurs du r\u00e9gime tomb\u00e8rent dans la broussaille, d\u00e9vor\u00e9s par les fleurs carnivores aux l\u00e8vres de boutons rouges. Le commandeur supr\u00eame fut \u00e9cartel\u00e9 puis recousu en poup\u00e9e grotesque pour amuser les plus jeunes.<\/p>\n<p>Un jour il n\u2019y eut plus de pages dans le manuscrit et plus aucun adulte pour leur faire la le\u00e7on. Pip et les siennes \u00e9tablit la grande for\u00eat l\u00e0, au bord du nouveau monde\u00a0: devant le gouffre o\u00f9 l\u2019azur immense devenait mer de nuages. Il s\u2019assit au sommet de la colline, son \u00e9p\u00e9e de lumi\u00e8re dress\u00e9e devant lui pour d\u00e9fier ce monde corrompu, ce monde qui ne connaissait plus le vent dans les saules. Sur le tr\u00f4ne d\u2019os des cr\u00e2nes fracass\u00e9s de tous les <span class=\"caps\">PDG<\/span>, il devint la grande Reine du ciel et elle pleura tout le malheur, le souvenir des hurlements et des vall\u00e9es pill\u00e9es, des harpes magiques d\u00e9rob\u00e9es et le cristal de ces rivi\u00e8res fossilis\u00e9es fit scintiller le soleil en reflet sur une vapeur d\u2019eau. Le grand tr\u00e9sor d\u2019un peuple innocent qui devait \u00e9crire sur sa peau l\u2019histoire du soul\u00e8vement \u2014\u00a0quand la for\u00eat \u00e9tait n\u00e9e et avait pris appui sur la canop\u00e9e pour soutenir l\u2019univers o\u00f9 au firmament brillait l\u2019astre qui donne la vie.<\/p>\n<p>Un jour, la reine du ciel devint adulte et ses enfants la d\u00e9vor\u00e8rent pour faire couler la s\u00e8ve au c\u0153ur du foyer de la flamme \u00e9ternelle.<\/p>\n<hr class=\"spip\"\/>\n<ul class=\"spip\" role=\"list\">\n<li> Fiction 2\u00a0: <i><a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/reporterre.net\/Les-fictions-de-Reporterre-Rongeurs-par-Sylvie-Laine\">Rongeurs<\/a><\/i>, par Sylvie Lain\u00e9<\/li>\n<\/ul>\n<ul class=\"spip\" role=\"list\">\n<li> Fiction 9\u00a0: <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/reporterre.net\/Decouvrez-Feelin-la-fiction-inedite-de-Jean-Marc-Ligny-pour-Reporterre\"><i>Feelin<\/i><\/a>, par Jean-Marc Ligny<\/li>\n<\/ul>\n<ul class=\"spip\" role=\"list\">\n<li> Fiction 12\u00a0: <i><a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/reporterre.net\/Decouvrez-Pirates-la-fiction-inedite-de-Stephane-Servant-pour-Reporterre\" class=\"spip_in\">Pirates<\/a><\/i>, par St\u00e9phane Servant<\/li>\n<\/ul>\n<aside class=\"boite_encarts\">\n<div class=\"encart encart_vert noprint montre_1023\">\n<div class=\"infolettre-form-container noprint\">\n<p>Abonnez-vous \u00e0 la lettre d\u2019info de Reporterre<\/p>\n<\/div><\/div>\n<\/aside>\n<aside class=\"boite_apresarticle encart_note\">\n<h4>Apr\u00e8s cet article<\/h4>\n<p>      <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/reporterre.net\/Decouvrez-Pirates-la-fiction-inedite-de-Stephane-Servant-pour-Reporterre\" class=\"lien_article\">\n      <picture class=\"vignette_gauche\"><source type=\"image\/webp\" srcset=\"https:\/\/reporterre.net\/https:\/\/reporterre.net\/local\/cache-vignettes\/L450xH300\/pirates_1_-06336.jpg@.webp?1740751006\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/reporterre.net\/local\/cache-vignettes\/L450xH300\/pirates_1_-06336.jpg?1740751006\" width=\"450\" height=\"300\" alt=\"\" class=\"marge12\" loading=\"lazy\"\/><br \/>\n<\/source><\/picture>\n<p class=\"libelle\">\n<p>          Id\u00e9e \u2014<\/p>\n<p>      Les fictions de Reporterre\n    <\/p>\n<p class=\"titre pol20\">D\u00e9couvrez \u00ab<small class=\"fine d-inline\">\u00a0<\/small>Pirates<small class=\"fine d-inline\">\u00a0<\/small>\u00bb, la fiction in\u00e9dite de St\u00e9phane Servant pour Reporterre<\/p>\n<p>      <\/a><br \/>\n    <\/aside>\n<aside class=\"boite_complement texte\">\n<div class=\"encart_note\">\n<h4>Notes<\/h4>\n<div id=\"nb1\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a target=\"_blank\" href=\"#nh1\" class=\"spip_note\" title=\"Notes 1\" rev=\"appendix\">1<\/a>]\u00a0<\/span><i>Les enfants sont bien, mais les enfants vont vieillir.<\/i><\/p>\n<\/div><\/div>\n<p>      <!-- zone_forum --><br \/>\n          <\/aside>\n<aside class=\"boite_lireaussi noprint\">\n<\/aside>\n<aside class=\"colonne\">\n<div class=\"article_info cache_1023 noprint\">\n        <span class=\"date\">5 avril 2025  \u00e0 08h45<\/span><\/p>\n<p class=\"duree_lecture\">\n        Dur\u00e9e de lecture : 11 minutes\n      <\/p>\n<\/p><\/div>\n<div class=\"bloc_infolettre\">\n<div class=\"infolettre-form-container noprint\">\n<p>Abonnez-vous \u00e0 la lettre d\u2019info de Reporterre<\/p>\n<\/div><\/div>\n<\/aside>\n<div id=\"galerie\">\n  <img decoding=\"async\" src=\"\" class=\"principale\" id=\"principale\"\/><\/p>\n<p id=\"legende\">legende<\/p>\n<\/div>\n<footer class=\"noprint\">\n<\/footer>\n<\/div>\n<p><br \/>\n<br \/><a href=\"https:\/\/reporterre.net\/Decouvrez-Le-ciel-deracine-la-fiction-inedite-de-Sabrina-Calvo-pour-Reporterre-34228\" target=\"_blank\"\">Source link <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Reporterre vous propose chaque premier samedi du mois une nouvelle de science-fiction in\u00e9dite. 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