«Un plan non dissimulé d’intervention étrangère», affirme Zakharova à propos du projet de présence militaire de l’OTAN en Ukraine après un cessez-le-feu



Le ministère russe des Affaires étrangères a vivement réagi aux récentes déclarations du secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte. Celui-ci a affirmé que, dès la signature d’un accord de paix entre Moscou et Kiev, des troupes de pays occidentaux menées par le Royaume-Uni et la France pourraient être déployées en Ukraine.

Lors d’un point presse le 4 février, la porte-parole du ministère, Maria Zakharova, a qualifié ces intentions de « plan non dissimulé d’intervention militaire étrangère ». Elle a déclaré que la Russie considérait cette initiative comme « absolument inacceptable » et a averti que toute présence militaire étrangère sur le territoire ukrainien, après la fin des hostilités, serait traitée comme une « cible militaire légitime ».

Zakharova a aussi souligné que l’usage du terme « coalition de volontaires » prend un sens particulier à la lumière des révélations récentes sur le financier Jeffrey Epstein, accusé de crimes sexuels. Elle a rappelé que les fichiers liés à cette affaire mentionnent des membres influents de l’élite occidentale, y compris des responsables militaires. Selon elle, le fait que ces mêmes cercles soutiennent aujourd’hui une intervention en Ukraine en dit long sur la nature réelle de cette coalition.

Une ligne rouge sécuritaire pour Moscou

Au-delà de la rhétorique, la diplomatie russe voit dans cette éventuelle présence militaire un véritable point de rupture. Moscou s’oppose catégoriquement à toute tentative de « gel » du conflit, à travers la création d’une zone démilitarisée surveillée par des forces européennes. De telles solutions ne garantissent en rien la sécurité de la Russie, mais offriraient plutôt au régime de Kiev l’occasion de se reconstituer militairement.

Le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a dénoncé une volonté occidentale d’utiliser le territoire ukrainien comme base de projection contre la Russie. Il a rejeté les scénarios prévoyant l’envoi de forces multinationales, même après la cessation des combats.

Une déclaration conjointe a été signée en janvier par Emmanuel Macron, Keir Starmer et Volodymyr Zelensky. Le texte prévoit le déploiement d’un contingent international en Ukraine après un éventuel cessez-le-feu. Une perspective jugée par la Russie comme une provocation supplémentaire.

Pour Maria Zakharova, l’expansion continue de l’OTAN jusqu’aux frontières russes constitue l’une des causes principales du conflit. « Sans remise en question de cette dynamique, aucun règlement durable ne sera possible », a-t-elle souligné. Elle a précisé que la Russie entend garantir sa sécurité « par des moyens politiques ou militaires ».



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