Israël dénonce une vague de désinformation — RT en français



Israël a démenti les rumeurs affirmant que Netanyahou aurait été assassiné lors d’une frappe iranienne. Ces spéculations ont été alimentées par des vidéos controversées et par l’absence du Premier ministre à une réunion stratégique. Dans un contexte de guerre et de contrôle de l’information, la désinformation circule sur les réseaux sociaux.

Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a démenti catégoriquement les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux affirmant qu’il aurait été assassiné lors d’une frappe iranienne en représailles aux bombardements américains et israéliens. « Ce sont de fausses informations, le Premier ministre va bien », a indiqué son cabinet, alors que ces spéculations se multipliaient en ligne.

La rumeur a pris de l’ampleur après l’absence de Netanyahou à une réunion du conseil de guerre consacrée au conflit en cours avec l’Iran. Plusieurs comptes ont alors affirmé, sans preuve, que la résidence du dirigeant israélien aurait été visée par une attaque iranienne.

Les six doigts de Netanyahou

L’agence iranienne Tasnim a notamment relayé des messages non vérifiés évoquant une frappe qui aurait tué le frère du Premier ministre et blessé le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir. Ces affirmations ont également été reprises par certaines figures médiatiques, dont l’ancien inspecteur onusien Scott Ritter, contribuant à amplifier la confusion.

D’autres éléments ont nourri la polémique, notamment l’analyse d’une vidéo récente du chef du gouvernement israélien. Certains internautes ont affirmé qu’elle présentait des anomalies visuelles, allant jusqu’à évoquer l’usage de l’intelligence artificielle dans le but de dissimuler sa mort. Des commentaires ont même affirmé que Netanyahou semblait avoir « six doigts » sur l’image, un détail rapidement exploité pour alimenter différentes théories.

Cette vague de désinformation s’inscrit dans un contexte régional extrêmement tendu. Depuis les frappes menées par Israël et les États-Unis contre l’Iran fin février, qui ont notamment entraîné la mort du guide suprême Ali Khamenei, la confrontation militaire entre les deux camps s’est intensifiée. Téhéran a riposté par des tirs de drones et de missiles visant Israël et plusieurs pays de la région, accusés d’abriter des installations militaires américaines.

Dans ce climat de guerre ouverte, la bataille de l’information occupe une place centrale. Les autorités israéliennes contrôlent étroitement les communications liées aux dégâts causés par les frappes iraniennes, ce qui limite la diffusion d’images et de données indépendantes. Ce manque de transparence contribue indirectement à alimenter les rumeurs et les spéculations sur les réseaux sociaux.



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