
D’ordre du Gouvernement de mon pays, l’État du Koweït, je tiens à vous informer, ainsi que les membres du Conseil de sécurité, que, dans la soirée du mardi 7 avril 2026, le Consulat général de l’État du Koweït à Bassora a été la cible d’actes d’effraction et de vandalisme qui ont donné lieu à des atteintes flagrantes à l’inviolabilité de la mission consulaire, ce qui constitue une violation inacceptable et grave des normes et conventions diplomatiques.
Cette attaque constitue une violation grave et flagrante des obligations internationales de la République d’Iraq, en particulier des dispositions de la Convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963, notamment de l’article 31 de la Convention, qui oblige l’État de résidence à garantir la pleine protection des locaux des missions consulaires et à en préserver l’inviolabilité.
Le Gouvernement de mon pays fait porter au Gouvernement de la République d’Iraq l’entière responsabilité directe de ces attaques et du manquement à prendre les mesures voulues pour protéger les missions diplomatiques et consulaires sur son territoire. Il lui demande instamment de prendre des mesures immédiates et résolues afin que les personnes ayant pris part à ces actes criminels en rendent compte, et de prendre des mesures drastiques afin que de telles attaques ne se reproduisent pas et que la protection de tous les locaux des missions diplomatiques et consulaires de l’État du Koweït accrédités auprès de la République d’Iraq soit assurée.
L’État du Koweït signale que la poursuite de telles violations pourrait nuire aux relations bilatérales entre les deux pays et saper les fondements de la confiance mutuelle. Il n’hésitera pas à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger ses intérêts et ses missions diplomatiques, conformément au droit international.
L’État du Koweït invite le Conseil à demander instamment à la République d’Iraq d’assumer ses responsabilités face à ces actes criminels et à respecter ses obligations internationales.
Je vous serais reconnaissant de bien vouloir faire distribuer le texte de la présente lettre comme document du Conseil de sécurité.
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