à Saint-Denis, le nouveau maire va-t-il rétropédaler sur le désarmement de la police municipale ? — RT en français



Bally Bagayoko, nouveau maire LFI de Saint-Denis, a maintenu ses déclarations quant à la suppression des LBD au sein de la police municipale, conformément à sa promesse de campagne. S’il évoque un «processus de désarmement» des agents municipaux, il a également déclaré qu’ils pourraient toujours être dotés d’«armes à feu» à la fin de son mandat.

« Nous avons juste dit « pas de LBD dans l’espace public » ». Dans un entretien accordé au quotidien Le Monde et paru le 17 avril, le maire fraîchement investi de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a confirmé sa volonté de supprimer les lanceurs de balle de défense de l’équipement de ses policiers municipaux. Un point qui figurait dans son programme électoral.

Cet élu de La France insoumise (LFI) était notamment interrogé sur le malaise de policiers municipaux actuellement en poste dans la cité des rois. Quelques jours après son élection, la chaîne TF1, citant une source au sein de l’équipe municipale sortante, avançait le chiffre de «90» demandes de mutation.

« Je vais maintenir les 135 policiers municipaux et le nombre de caméras de vidéosurveillance pendant toute la durée de mon mandat », a assuré le nouveau maire sur ce point, après avoir évoqué « un départ confirmé », « trois demandes de mutation » et « une douzaine de CV » reçus. Toujours selon l’édile insoumis, si « l’armement est un argument » pour ces agents sur le départ, « la rémunération en est un autre ».

« Les armes à feu, pour l’instant, nous les gardons »

Toujours concernant les LBD, pour Bally Bagayoko, ils doivent rester « dans la voiture » de police, « sauf si les circonstances le requièrent ». « C’est en réalité un acte symbolique, car les agents l’utilisent rarement », a-t-il ajouté concernant cette arme qui avait fait polémique durant la crise des Gilets jaunes.

Les policiers municipaux peuvent également « garder leur pistolet neuf millimètres ainsi que leur pistolet à impulsion électrique », a assuré celui qui évolue depuis plus de 20 ans au sein de la mairie de Saint-Denis. « Donc, ils restent armés, mais ils ne porteront pas systématiquement leur arme sur eux pour toutes les missions », a ajouté Bally Bagayoko.

« Ils auront potentiellement encore des armes à feu » en 2033, à la fin de son mandat, avait-il déjà déclaré sur France 2 le 30 mars. « Les armes à feu, pour l’instant, nous les gardons avec un processus de désarmement », avait-il assuré le 24 mars sur le plateau d’une matinale. « Quand je parle de désarmement, c’est d’abord le LBD […] qui est véritablement une arme […] très peu contrôlable », avait-il alors insisté juste après son élection.



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