Jeu, set et match : Guéant a atomisé Sarkozy qui retournera en prison à n’en point douter


Claude Guéant a riposté avec force hier, les murs du tribunal ont tremblé. Mardi 14 avril 2026, son avocat a versé aux débats de la cour d’appel de Paris une attestation manuscrite de trois pages. Datée du 11 avril, ce document constitue un tournant majeur dans le procès du financement libyen de la campagne 2007. Il contredit frontalement Nicolas Sarkozy sur le dossier Senoussi. C’est d’autant plus grave pour le nain voyou de l’Élysée qu’il a déjà été condamné à de la prison ferme sans ce document !

Dans ce texte, Guéant détaille le dîner officiel à Tripoli en juillet 2007. Après la libération des infirmières bulgares, Mouammar Kadhafi a évoqué le cas de son beau-frère Abdallah Senoussi, condamné à perpétuité pour l’attentat du DC-10 d’UTA. Selon lui, Sarkozy l’aurait alors interpellé devant tout le monde : « Claude, voyez cela ». Cette phrase accablante sape la défense de l’ancien président, qui affirme n’avoir jamais été informé des démarches.

Guéant, âgé de 81 ans et gravement malade, n’a plus rien à perdre. Il cumule déjà plusieurs condamnations lourdes. En première instance, il a écopé de six ans de prison ferme pour corruption passive, trafic d’influence et blanchiment dans cette affaire libyenne. Il a également été condamné pour les primes en liquide illégales de 210 000 euros, les sondages surfacturés de 4,7 millions d’euros et la minoration des comptes de campagne de 2012. Le pacte de silence qui unissait les deux hommes depuis près de vingt ans est brisé net.

Par ailleurs, cette note répond aux attaques de Sarkozy la semaine dernière. L’ex-président avait accusé son ancien bras droit d’avoir agi seul et commis de graves imprudences. La riposte de Guéant est cinglante et amère. Elle renforce la thèse d’un pacte de corruption avec le régime Kadhafi. Les familles des victimes du DC-10 y voient une confirmation éclatante.

Cette révélation change la dynamique du procès. Pourtant, même avec cette bombe, Nicolas Sarkozy a peu de risques d’aller en prison, quelques semaines peut-être au maximum. À son âge et compte tenu des précédents judiciaires concernant les anciens présidents, une peine ferme effective reste très improbable malgré une possible condamnation en appel surtout avec un bon dossier médical suite à un malaise. La justice française reste souvent clémente avec les ex-chefs d’État. L’avenir nous le dira…



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