Plafonner les espèces : ce que prépare l’Union européenne pour 2027


L’Union européenne prévoit d’instaurer, à partir de 2027, un plafond pour les paiements en espèces dans l’ensemble des États membres. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie de lutte contre le « blanchiment » d’argent et le financement du terrorisme, un moyen de tracer plus facilement les transactions, du quidam au malfrat. Si l’objectif affiché est de renforcer la transparence financière, certains y voient une nouvelle étape dans la réduction progressive de l’usage du liquide, bref, vers un crédit social à la chinoise. 

Cette réforme plafonnant à 10 000 euros les transactions en liquide devrait avoir un impact « limité » en France, où la réglementation est déjà plus stricte qu’ailleurs, avec un plafond fixé à 1 000 euros pour les paiements entre particuliers et professionnels. L’harmonisation européenne vise surtout les pays plus permissifs, elle pose néanmoins la question de l’utilité d’une règle commune lorsque les législations nationales restent aussi disparates. Elle alimente également un débat récurrent sur la place du cash dans les économies modernes, dernier véritable poumon des libertés, à l’heure où la Suisse, elle, a déjà clairement statué sur l’argent liquide, de façon très protectrice ! protégeant sans plafond les paiements en espèces.

Au-delà de l’aspect technique, cette évolution suscite des interrogations plus larges sur les libertés individuelles et la confidentialité des transactions. La limitation du paiement en espèces tente bien d’être justifiée par des objectifs sécuritaires, mais est plus perçue comme une contrainte supplémentaire pour les citoyens, et pourrait renforcer la dépendance aux systèmes bancaires et numériques, à un moment où la question de la souveraineté financière et de la protection des données devient des plus sensibles.





Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *