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Londres pourrait remettre la main au pot européen «pour la première fois depuis le Brexit», a rapporté le Times le 3 mai, évoquant les efforts de l’actuel Premier ministre britannique pour renouer avec l’UE. Il serait également volontaire pour faire contribuer les Britanniques au fameux «prêt» de 90 milliards d’euros alloué par Bruxelles à Kiev.
Une somme « estimée à environ 1 milliard de livres sterling par an » : tel est le montant d’une « concession » que Londres pourrait faire à Bruxelles, a rapporté le Times le 3 mai dans son édition dominicale.
Cette somme ferait office de « condition pour un meilleur accès au marché unique de l’UE », a précisé le média britannique qui évoque un sommet « cet été » entre les « dirigeants européens » et l’actuel locataire du 21 Downing Street. Dans une tribune publiée, le même jour, dans The Observer, Starmer promet notamment une « collaboration plus étroite avec nos partenaires européens ».
« L’UE s’attend à ce que Starmer aille plus loin dans sa contribution aux budgets du bloc après son appel cette année à une « intégration économique plus profonde » et ses plans d’aligner le Royaume-Uni sur le marché unique dans les domaines « où cela fonctionnerait pour les deux parties » », a également rapporté l’hebdomadaire britannique.
Starmer, piètre négociateur ou généreux donateur ?
Pour autant, selon un diplomate de haut rang cité par le Times, « Bruxelles ne permettra pas au Royaume-Uni de « sélectionner » » ces dits domaines et « insisterait pour un accord à la Suisse qui l’associerait à la contribution aux budgets annuels de l’UE pour réduire les disparités économiques, sociales et territoriales à travers le bloc ».
Toujours selon le quotidien britannique, Keir Starmer, visiblement volontaire sur le dossier, pourrait également annoncer que « le Royaume-Uni entamera des négociations avec Bruxelles pour participer au programme de prêt de 78 milliards de livres de l’UE pour l’Ukraine ». Il s’agit, en l’occurrence, du fameux « prêt » dont l’Ukraine ne serait tenue de commencer le remboursement qu’à partir du moment où la Russie lui verserait des indemnisations de guerre, soit – selon toute vraisemblance – jamais.
Des versements qui ne seraient autres que « de l’argent des contribuables remis aux institutions européennes, sans date de fin ni mandat démocratique », a dénoncé Priti Patel, secrétaire d’État des Affaires étrangères du cabinet fantôme, citée par le Times. « À chaque tournant, ce Premier ministre va à la table des négociations et rentre les mains vides, ayant payé généreusement pour ce privilège », a fustigé cette Tory.