Gabriel Attal, en voie de désignation comme candidat officiel de Renaissance pour 2027 — RT en français



Les militants de Renaissance plébiscitent majoritairement une désignation directe de Gabriel Attal comme candidat à la présidentielle de 2027, selon les consultations internes. Le conseil national du parti tranchera le 12 mai, ouvrant la voie à un vote des adhérents.

Avec ces consultations internes au parti d’Emmanuel Macron, l’ancien Premier ministre s’approche de l’investiture dans un contexte où sa candidature ne fait guère de doute. Il doit cependant faire face à de nombreux concurrents au centre et au centre droit.

Un processus verrouillé en faveur d’Attal

Lundi 4 mai, le bureau exécutif de Renaissance a validé à une large majorité (60 voix pour, 3 abstentions) les conclusions d’un rapport mené par deux figures historiques du mouvement, Jean-Marc Borello et Bariza Khiari. Après deux mois de consultations, 70 % des militants se sont prononcés en faveur d’une désignation par le conseil national suivie d’un vote des adhérents, contre seulement 15 % pour une primaire interne et 15 % pour une primaire ouverte.

« Soit nous considérons que le secrétaire général est le candidat naturel, soit nous organisons des primaires internes », résumait Jean-Marc Borello, président de l’association SOS, ancien socialiste parmi les premiers à avoir rallié Emmanuel Macron.

Le conseil national, réuni le 12 mai et présidé par Élisabeth Borne, notoirement distante vis-à-vis d’Attal, devra choisir entre ces options. Si la désignation directe est retenue, un vote des adhérents à jour de cotisation interviendra dans les dix jours suivants.

Sur les réseaux, les réactions moquent le mode de désignation du candidat. Une internaute dénonce ainsi : « Renaissance n’est plus un parti, mais un fan-club ». 

En interne, certains critiquent un « simulacre de démocratie » et comparent le processus à celui des Républicains avec Bruno Retailleau. Et pour cause, Gabriel Attal a nommé lui-même la grande majorité des membres du conseil national.

Sans s’être officiellement déclaré, Gabriel Attal, 37 ans, multiplie ainsi les signes de préparation. La publication de son livre : « En homme libre » le 23 avril, les séances de dédicaces, les meetings et un grand rassemblement prévu porte de Versailles le 30 mai tracent les ligne d’un calendrier bien établi. Dans son livre, il tente de s’émanciper d’Emmanuel Macron, critiquant durement la dissolution de l’Assemblée en 2024, qualifiée de « l’une des décisions politiques les plus funestes de la Ve République ».

Sondages et concurrence au centre

Les sondages récents placent Attal en deuxième position au sein du camp central. Édouard Philippe est toujours mieux placé que lui, mais il se situe devant Bruno Retailleau des Républicains tandis que Gérald Darmanin n’a pas encore été vraiment testé, se gardant de se prononcer sur une candidature.

Gabriel Attal mise sur sa jeunesse et sur l’héritage et le contrôle du parti Renaissance même si la formation présidentielle est aujourd’hui très contestée. Il entend se distinguer du macronisme pur, tout en se posant en rempart face aux « extrêmes ».

Renaissance, désormais largement verrouillé par son secrétaire général, semble ainsi se diriger vers une désignation rapide qui lui permettra d’aborder la campagne avec le statut de candidat officiel. Le processus respecte formellement les statuts, mais illustre la personnalisation extrême du parti présidentiel. Les adhérents auront le dernier mot par vote électronique, promet le mouvement.





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