une pénurie de masques FFP2 s’amorce en France — RT en français



La demande de masques FFP2 a été multipliée par cinq en une semaine, entraînant des tensions d’approvisionnement dans les pharmacies françaises malgré les messages rassurants des autorités sur l’hantavirus.

Malgré les efforts des autorités sanitaires pour apaiser les craintes et en dépit de l’annonce des cas négatifs recensés, de nombreux Français se précipitent en pharmacie pour se procurer des masques de protection face à l’hantavirus des Andes. Le début d’une pénurie de masques semble pointer le bout de son nez alors que le risque sanitaire d’ampleur demeure hypothétique.

Une ruée vers le masque qui déstabilise l’approvisionnement

Selon une information de France Inter révélée le 14 mai, la demande de masques FFP2 a explosé ces derniers jours, multipliée par cinq en moins d’une semaine, et celle des masques chirurgicaux par quatre. Les grossistes-répartiteurs, qui fournissent la quasi-totalité des officines, ont alerté les pharmacies : ils ne sont plus en mesure de livrer normalement, ou seulement en quantités limitées.

« La fabrication est limitée en France », explique Audrey Lecoq, fondatrice de Pharmazon, une centrale d’achat. « Nous, distributeurs, on n’en a pas beaucoup en stock, donc on se retrouve avec des pénuries, cela va durer quelques jours, le temps que la production et la distribution se mettent en route ». En temps normal, sa structure vend environ 2 400 boîtes de masques par semaine aux pharmacies. En trois jours seulement, elle en a écoulé 15 000. Cette tension fait grimper les prix et certains internautes s’en émeuvent sur les réseaux sociaux.

D’autres, plus critiques, y voient un « réflexe pavlovien » hérité du Covid, à l’image de la chercheuse Alexandra Henrion-Caude, tandis que des professionnels rappellent l’utilité préférentielle des FFP2 face aux aérosols potentiels.

Dans l’Hérault, l’entreprise PRISM, qui fournit près de 20 % des hôpitaux français, dispose encore de trois millions de masques FFP2 en stock et voit ses commandes s’envoler. Son directeur des opérations note que l’activité récente sur ce segment équivaut à quatre mois de production normale. Les fabricants se disent prêts à augmenter les cadences.

Les autorités, dont le président et la ministre de la Santé Stéphanie Rist, tentent de rassurer : les cas contacts ont été testés négatifs et un stock stratégique existe. Pourtant, six ans après le Covid, le souvenir des ruptures passées alimente l’anxiété collective et pousse à l’anticipation. Les pharmaciens rapportent des patients inquiets, posant de nombreuses questions sur la protection et la transparence gouvernementale.





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