Une délégation de milliardaires états-uniens a accompagné le président Donald Trump au sommet avec le président Xi Jinping à Beijing. Elon Musk faisait partie de la délégation. C’est l’homme le plus riche du monde avec un patrimoine, évalué par la revue Forbes, à 839 milliards de dollars, en augmentation continue grâce à ses compagnies lucratives : avant tout Tesla, productrice de voitures électriques futuristes et de robots ; SpaceX, entreprise aérospatiale qui avec ses fusées met en orbite des satellites civils et militaires parmi lesquels ceux de la NASA et du Pentagone ; xAI, entreprise pour le développement et les applications de l’Intelligence Artificielle. Le patrimoine net d’Elon Musk dépasse celui total des 693milliardaires « plus pauvres ».
d’autres milliardaires ont accompagné Trump en Chine, avec Musk. Ils sont à la tête des plus grosses compagnies états-uniennes : dont Blackrock, la plus grande société au monde de gestion d’investissements ; Visa, un des plus grands réseaux de paiement digital au monde ; Mastercard, multinationale qui gère un des plus grands circuits de paiement internationaux au monde ; Goldman Sachs, une des plus grandes et importantes banques d’affaires et institutions financières du monde ; Apple, multinationale aux premiers rangs mondiaux dans la production d’ordinateurs, cellulaires et systèmes opérationnels multimédias ; Meta, propriétaire de Facebook, Instagram, WhatsApp, Messenger ; Boeing, une des plus grandes industries pour la production d’avions civils et militaires ; Cargill, la plus grande entreprise mondiale dans le secteur alimentaire et agricole ; Illumina, multinationale leader dans le secteur des biotechnologies et du séquençage de l’ADN.
La revue Forbes écrit : « Jamais auparavant les milliardaires n’avaient dominé le monde de façon aussi totale, en influençant la politique, les politiques publiques, les marchés actionnaires et l’hystérie d’intelligence artificielle — qui, à son tour, a conduit les personnes les plus riches de la planète à des niveaux difficilement imaginables, même il y a seulement quelques années. Un nombre record de 3 428 entrepreneurs, investisseurs et héritiers composent la liste des milliardaires mondiaux de cette année, 400 de plus par rapport à 2025. En d’autres termes, la planète a ajouté prés d’un nouveau milliardaire par jour dans les 12 derniers mois. Plus surprenant encore est le chiffre : dans son ensemble, la classe des milliardaires est plus riche de 4 000 milliards de dollars par rapport à l’an dernier. Leur richesse totale se chiffre maintenant au niveau record de 20 100 milliards de dollars. En aucun autre lieu cette domination n’est plus évidente qu’aux États-Unis, où le pays est gouverné par un milliardaire et où résident 15 des 20 personnes les plus riches du monde. »
Les environ 3 500 milliardaires possèdent une richesse plus grande que celle totale de 95 % de la population mondiale, qui se monte à plus de 8 milliards de personnes. L’1 % plus riche de cette classe exigüe de milliardaires possède environ 40 % de la richesse mondiale et les 10 % plus riches en possèdent 75 %. Les 50 % plus pauvres de la population mondiale — qui comprend plus de 4 milliards de personnes — possède à peine 2 % de la richesse mondiale.
Il n’y a donc pas à s’étonner si Trump, au moment de partir en Chine, a écrit sur Truth Social : « Ma toute première requête à Xi sera celle d’ouvrir la Chine afin que ces esprits brillants puissent donner le meilleur d’eux-mêmes et contribuer à amener la République Populaire à un niveau encore plus haut ! »
Mais la Chine n’est plus l’usine du monde où les multinationales pouvaient multiplier les profits. Le Wall Street Journal écrit : « Les meilleurs talents technologiques chinois sont en train de rentrer dans leur patrie. Pendant des décennies, s’affirmer aux États-Unis était le plus grand signe de succès pour les meilleurs et les plus brillants talents chinois. Maintenant, beaucoup d’entre eux sont en train de retourner dans leur patrie, et cette “fuite des cerveaux” alimente les efforts de Beijing pour dépasser les États-Unis dans les secteurs de l’intelligence artificielle, de la robotique et de la recherche médicale ». Confirmant ce fait, Elon Musk a « un plan pour rendre obsolète le travail humain » en produisant chaque année avec sa société Tesla des millions de robots humanoïdes à substituer aux ouvriers et à d’autres travailleurs. Mais il a un problème : Tesla dépend de fournisseurs chinois pour la réalisation des robots humanoïdes, en recevant 50 % à 70 % de leurs composants principaux du système productif de la robotique chinoise. C’est la Chine qui est désormais au premier rang dans le secteur de la robotique humanoïde avec des innovations rapides et des applications pratiques. Ceci signifie cependant qu’en Chine aussi s’ouvre la question de quel usage en faire.
