Ne dites pas à ma mère que je suis édité à l’étranger elle me croit lécheur de bottes chez Bolloré.


Je dis « pouvaient s’entendre » par extrapolation, par licence littéraire, par un « mentir vrai », qui suppose que les hurlements de mioches, dès lors qu’ils sont des milliers, sont audibles en n’importe quel point de la planète. A plus forte raison en Israël où Muriel Robin donnait un spectacle. Si vous habitez près d’une école maternelle, vous m’avez compris.

Le producteur de Muriel Robin a révélé qu’elle a été la cible de fortes pressions de BDS (Boycott, Sanctions et Désinvestissement) mais qu’elle n’a pas cédé. Contrairement aux 18 000 mioches palestiniens qui ont été la cible de missiles et dont les corps n’ont pas résisté aux fortes pressions du béton.


Depuis 2020, date de la parution de mon premier livre sur les Ouïghours (Ouïghours, pour en finir avec les fake news » (Editions La route de la soie), je suis excommunié par tous les éditeurs de romans, par tous les salons du livre. J’ai eu le bonheur de publier des essais, aux Editions Delga, mais le roman, c’est fini.

Par bonheur, un éditeur tunisien a accepté mon conte allégorique dont je vous propose ici la préface et la postface. Le livre sera distribué en France.

Nous en reparlerons ici, sinon, où ?

Maxime VIVAS

L’HISTOIRE DU PETIT GARÇON QUI AVAIT TORT D’AVOIR RAISON

PREFACE DE L’EDITEUR

« Il est des récits qui semblent simples, presque naïfs, et qui pourtant disent beaucoup plus qu’ils montrent.

Depuis Ésope jusqu’à La Fontaine, depuis Swift jusqu’à Orwell, l’allégorie permet de déplacer le regard. Elle offre au lecteur un détour. Et parfois, ce détour révèle plus que le discours frontal.

L’histoire que vous allez lire s’inscrit dans cette tradition. Un seigneur, un roi, des enfants. Des ordonnances successives, des concessions partielles, des révoltes, des punitions. La répétition n’est pas un effet de style, elle est le mécanisme même du système décrit. Car certaines situations humaines semblent cloîtrées dans un cycle dont nul ne parvient à sortir.

Ce texte ne cite aucun pays, ne mentionne aucune date, ne désigne aucune institution. Il ne prétend pas livrer une analyse géopolitique exhaustive. En revanche, il propose autre chose : une mise à distance. Par l’allégorie, il invite le lecteur à observer les ressorts du pouvoir, les limites des compromis imposés, la logique des résolutions successives qui modifient la forme sans toucher au fond.

La fable simplifie pour mieux révéler. Elle dépouille les événements de leur complexité apparente afin de poser une question essentielle : que se passe-t-il lorsqu’une injustice structurelle perdure, malgré les ajustements censés l’apaiser ? Que devient l’ordre lorsque, dans les faits, la justice lui fait défaut ? Certains lecteurs y verront une histoire intemporelle. D’autres reconnaîtront des échos plus contemporains. Il appartient à chacun d’en tirer ses propres conclusions. En tant qu’éditeur, j’ai choisi de publier ce texte non pour imposer une lecture, mais pour ouvrir un espace de réflexion. Une société vivante accepte le débat, surtout lorsqu’il dérange. Car le silence imposé n’a jamais fondé la paix ; seule la justice partagée peut y prétendre.

Si cette fable interpelle et suscite un débat dépassionné et lucide, elle aura atteint son but.

L’éditeur.

POSTFACE DE L’AUTEUR

« Les contes racontent des aventures ou des mésaventures imaginaires. Parfois, pourtant, ils ne sont pas tout à fait inventés. Ils sont alors un rappel du passé, ou un éclairage du

présent, ou une mise en garde sur un futur possible.

La force des contes ne réside certes pas dans leur vraisemblance, mais dans leur capacité à créer de la peur, de l’émotion.

Si Le Petit Chaperon rouge a traversé les siècles et les continents, donnant naissance à d’innombrables variantes, c’est parce que nous tremblons, du début à la fin, pour une petite fille sans défense.

Certes, le conte de Charles Perrault date de 1697 et, de nos jours, il n’y a plus de forêts profondes où rôdent les loups. Mais d’autres dangers guettent les enfants ruraux… ou citadins.

Davantage que la peur, le conte que vous venez de lire ambitionne de faire naître de la compassion.

Sous ma plume, le châtelain est un goinfre égoïste, mais il n’attente pas à la vie de mes petits personnages. Les enfants affamés, eux, quand ils se révoltent, jettent sur lui des objets peu contondants : une soupière, des assiettes, des marmites vides, bref des contenants du repas de l’affameur. Ce sont des projectiles symboliques. Le seigneur ne peut se plaindre au roi que de quelques bosses superficielles.

Bien sûr, il y a des soldats, des gardes, des cachots. Mais le mot

« sang » ne figure pas dans ce conte.

Pour tout dire, j’ai voulu écrire une histoire qui intéresserait les enfants sans les horrifier.

Quant aux parents, ils pourraient éprouver du plaisir à leur en faire la lecture s’ils y décèlent un double sens qui en fait un conte pour petits et grands ».

L’auteur.

Prolongement musical

Après l’écriture de ce conte, l’auteur s’est essayé à l’écriture de paroles de chansons.

Parmi les textes composés récemment, l’un d’eux semble résonner singulièrement

avec l’histoire du Petit garçon qui avait tort d’avoir raison.

Coïncidence… ou voix intérieure ?

· Titre de la chanson : L’enfant qui pleure

· Paroles : Maxime Vivas

· Musique : Création assistée par intelligence artificielle



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *