Un élu filmait ses agressions sur une adolescente de 14 ans sous GHB : le scandale qui glace la Suisse

Un élu filmait ses agressions sur une adolescente droguée : le scandale qui glace la Suisse

En Argovie, un ancien député aurait transformé son domicile en scène de crimes filmés. Patrick Frei, 54 ans, ex-élu UDC, comparaît pour viols multiples, contraintes sexuelles et actes d’ordre sexuel sur mineure. Paula L., aujourd’hui jeune adulte, raconte des nuits entières sombrées dans l’inconscience totalement droguée. Son agresseur présumé l’aurait droguée plus de 40 fois avant de la filmer. Sa mère, Iwona L., aurait elle aussi subi les mêmes sévices pendant des mois. Toutes deux brisent aujourd’hui le silence pour, disent-elles, donner un visage aux autres victimes.

Les experts mandatés par le Ministère public livrent un récit glaçant, celui d’un véritable psychopathe. Sur 254 vidéos analysées, l’adolescente ne réagit jamais, même face à des stimuli douloureux. Selon leurs conclusions, son état correspondait à une sédation provoquée par du GHB ou du GBL, deux substances surnommées « gouttes K.-O. ». Ces produits peuvent provoquer des pauses respiratoires, voire un arrêt cardiaque. Frei nie pourtant avoir utilisé ce type de substance pour endormir ses victimes. Pourtant, la police a retrouvé chez lui une seringue portant des traces de ces drogues, ainsi que d’anciennes recherches en ligne sur l’achat de GBL, remontant à plusieurs années.

C’est finalement Iwona L. qui surprend l’ex-député en flagrant délit, une nuit de septembre 2023. Interrogé, il n’admettra d’abord que le tournage de la vidéo de cette nuit précise. Neuf jours plus tard seulement, confronté aux images, il reconnaîtra une première agression. Depuis, les deux femmes affirment subir une double peine. Après l’arrestation, les autorités auraient en effet signalé Iwona L. à l’Office des migrations, avant de décider son expulsion pour un contrat de travail jugé frauduleux ! Indigne ! Une décision qu’elle conteste aujourd’hui devant la justice, tout comme sa fille.

Il faut vraiment être siphonné du bulbe – à un très haut degré – pour prendre du plaisir sexuel avec un corps inerte, qui ne réagit à aucun stimuli ! C’est à vomir tellement c’est glauque.

Le plus fou c’est que ce politicien écrivait selon la TdG sur X: « La hausse de la violence est imputable aux prévenus étrangers. » ! Alors qu’il a un comportement de sociopathe sans équivalent, il ose stigmatiser les étrangers !

On a les mêmes élus ici en France…

À des centaines de kilomètres de là, un autre scandale impliquant un élu local vient d’éclater en Haute-Savoie. Anthony Granger, premier adjoint au maire d’Annecy, fait l’objet d’une enquête préliminaire après une accusation de viol portée par un homme. Reporters sans frontières et l’hebdomadaire L’Essor Savoyard accusent désormais des proches de la mairie d’avoir acheté massivement 1000 exemplaires du journal révélant l’affaire. Leur but aurait été de rendre l’édition introuvable en kiosque.

Ces deux affaires, aussi différentes soient-elles dans leurs circonstances, révèlent un même mécanisme inquiétant. Des hommes cultivent une image publique irréprochable, parfois même engagée sur les questions de sécurité ou de justice. Pourtant, derrière cette façade, des victimes auraient longtemps gardé le silence par honte ou par crainte. La présomption d’innocence reste bien sûr de mise pour les deux mis en cause. Mais ces révélations relancent un débat plus large sur la parole des victimes face au pouvoir et aux réseaux d’influence locaux.


Patrick Frei
Patrick Frei

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