Les jours qui ont suivi le 17 octobre ont été marqués par une avalanche d’informations fausses, de fake news majeures. Trois affirmations particulièrement graves ont circulé massivement avant d’être démenties ou contestées par les services eux-mêmes. Parmi elles, une révélation de Mediapart sur des consignes données au renseignement territorial pour incriminer La France insoumise soulève des questions d’une extrême gravité sur le fonctionnement de l’État.
Mediapart a publié dans la nuit du 19 au 20 octobre une enquête intitulée « On nous demande d’écrire que LFI est derrière le mouvement». Un commissaire du renseignement territorial y affirme, dans des échanges écrits du 18 octobre, qu’on lui demande « texto d’écrire que c’est LFI qui est derrière le mouvement alors que c’est objectivement faux de l’avis général des RT » ! D’autres policiers et un responsable syndical contestent également le récit officiel. Le ministère de l’Intérieur a démenti avoir donné de telles consignes, bien sûr. Il n’allait pas affirmer une telle chose !
LFI a annoncé saisir la Cour de justice de la République contre Laurent Nuñez, parlant de scandale d’État et d’abus d’autorité. Si ces témoignages se confirment, il s’agit d’une instrumentalisation politique des services de renseignement d’une rare gravité.
La fake news CNEWS/JDD sur les kalachnikovs qui n’existent pas
En parallèle, une autre information explosive a été lancée sur CNews. Lara Tchekov, journaliste au JDD, a affirmé que des kalachnikovs et des pistolets-mitrailleurs Scorpion avaient été retrouvés entre les mains d’émeutiers proches de la « mouvance islamiste » ! Elle a cité la DGSI comme source et précisé que certains individus restaient en liberté à Paris, Marseille et Lyon. Donc la DGSI connait ces potentiels terroristes mais ils sont en liberté ! Qui peut croire de telles âneries ?
La DGSI a formellement démenti l’information auprès de Libération et du Monde : « C’est complètement faux. Le fond est faux et la source, la DGSI, ne s’est pas du tout prononcée sur le sujet. » ! Tchekov a ensuite nuancé en évoquant des « sources concordantes au sein du renseignement », tout en maintenant le fond de ses propos. Cette séquence montre à quel point une information non confirmée peut circuler à grande échelle avant d’être contredite par le service concerné.
Paul Amar le mytho multi récidiviste
De même, Paul Amar a déclaré sur CNews que dans une rue de Marseille, tous les commerces détenus par des juifs avaient été incendiés tandis que ceux tenus par des musulmans avaient été épargnés. Il a parlé d’un « degré de préparation » et d’adresses ciblées. Or le SPCJ a indiqué qu’aucun élément ne permettait d’établir un ciblage lié à la confession. Bruno Benjamin, président du CRIF Marseille-Provence, a affirmé sur Radio J que « tous les commerces ont été touchés, qu’ils soient juifs, non juifs ou musulmans. Finalement, ils n’ont pas fait de distinction. ».
La police a également exclu tout lien avec une haine anti-juive. L’affirmation, largement relayée, n’a donc pas été étayée par les organisations juives locales. Il ment et il sait qu’il ment.
Ces trois épisodes s’inscrivent dans un climat où les récits sur les violences du 17 octobre ont été immédiatement politisés. D’un côté, le gouvernement a pointé l’ultragauche et LFI. De l’autre, certaines chaînes ont mis en avant des menaces islamistes armées ou un ciblage antisémite. Dans les deux cas, des services de renseignement ou des organisations communautaires ont rapidement contredit les versions les plus spectaculaires. Le cas dénoncé par Mediapart demeure le plus sensible car il implique potentiellement des consignes politiques données aux services eux-mêmes.
Au total, ces affaires illustrent les risques d’une information précipitée dans un contexte de tensions sociales et politiques extrêmes. Lorsque des médias citent les services de renseignement pour des faits ensuite démentis par ces mêmes services, ou lorsque des témoignages internes évoquent des pressions pour écrire des conclusions politiques, la confiance dans les institutions est directement atteinte. La suite judiciaire et journalistique permettra de mesurer la portée réelle de ces révélations.
Cette campagne présidentielle sera très compliquée et ce n’est que le début. La hasbara sioniste et ses complices vont se déchaîner… On va atteindre un niveau de désinformation et de manipulation historique, du jamais vu. On peut compter sur Bolloré et ses caniches de CNEWS/JDD/Europe1…
