Le procès Nord Stream s’est ouvert le 14 octobre 2026 à Hambourg. Quatre ans après le sabotage, un ancien officier ukrainien répond d’une attaque contre des infrastructures civiles. Jean Quatremer plaide pour l’étouffement de ce dossier, ce qui suffit à fonder la critique. Il ne veut pas faire le jeu du Kremlin et préfère laisser ce crime, cet acte terroriste, impuni ! Joli concept démocratique défendu par cet ultra sioniste hystérique qui a perdu toute crédibilité depuis un moment !
Premier problème : elle sacrifie la justice à l’opportunité. Le journaliste craint que ce procès « réjouisse Moscou ». Mais un tribunal ne règle pas son calendrier sur les réactions du Kremlin. Rappelons le coût énergétique, qu’il faut évoquer sans exagérer. Les prix du gaz avaient atteint leur sommet fin août 2022, après les coupures russes. Le sabotage n’a donc pas créé la flambée mais a imposé une incertitude, un chaos énergétique qui pousse les prix à la hausse. On l’a tous constaté.
Nord stream et la raison d’État…
Deuxième problème : la raison d’État devient un alibi. Il rappelle qu’en France aussi, « des tas d’affaires » n’ont jamais été élucidées, puis ajoute « curieusement » sur un ton ironique abject. Or l’argument se retourne contre lui. Que des dossiers restent opaques ailleurs ne justifie pas d’en fermer un de plus. Cela prouve plutôt qu’il faut défendre l’indépendance des juges et le principe de justice.
Troisième problème : le précédent. Des infrastructures énergétiques ont été détruites en mer Baltique, chez des pays alliés. Le Danemark et la Suède ont clos leurs enquêtes en 2024. Si Berlin renonçait aussi, plus personne n’aurait de comptes à rendre. Les juges allemands se disent compétents parce que les gazoducs aboutissent à Lubmin, sur leur sol.
Rappelons enfin la thèse de Seymour Hersh. Un vrai journaliste de haut niveau pas comme notre démocrateux européiste. Dès février 2023, le journaliste américain accusait la marine des États-Unis, avec la Norvège, d’avoir posé les charges. Il ne s’appuyait que sur une source anonyme, et Washington a toujours nié. Deux ans plus tard, l’enquête allemande suit une tout autre piste : une équipe ukrainienne, partie de Rostock. Cette version reste à prouver devant le tribunal, mais elle n’a rien d’américain. Voilà pourquoi seuls les débats de Hambourg, et non les convictions de chacun, trancheront la question.
Enfin, rappelons les faits. Serhii K. nie toute implication. Les procureurs affirment qu’il agissait pour l’État ukrainien, ce que Kyiv dément, bien entendu. Seul le tribunal peut trancher selon les preuves qu’il possède. Juger ne revient pas à servir Moscou ; c’est refuser que le plus fort impose le silence, quel que soit le camp concerné.
Mais cette déclaration ultra violente de quatremer montre le vrai visage de ces pseudo démocrates. Ils jouent la carte démocratie quand ça sert leurs intérêts et dès qu’il s’agit de leurs ennemis toutes les méthodes les plus crapuleuses sont bonnes à être utilisées…