L’action de Carrefour plonge en bourse sous les 14 euros après les pillages du 17 octobre


L’action Carrefour a enregistré mercredi 21 octobre sa plus forte baisse de la séance à la Bourse de Paris en clôturant à 14,05 euros soit un recul de 13,80 % par rapport à la veille. Le titre avait ouvert autour de 14,80 euros et touché un plus bas de 13,84 euros au cours d’une journée où plus de 12 millions d’actions ont changé de mains. Cette chute est liée à l’annonce par le groupe d’une révision à la baisse de ses objectifs pour 2026 liée aux événements du 17 octobre.

Selon les déclarations du directeur financier Matthieu Malige rapportées par Investir le distributeur estime que les violences et les pillages pèseront entre 80 et 200 millions d’euros sur son résultat opérationnel courant de l’exercice. Le groupe a indiqué qu’une cinquantaine de magasins dont une vingtaine de proximité et de supermarchés ont été particulièrement endommagés à Paris, Rennes, Lille et Bordeaux. Le directeur général Alexandre Bompard a qualifié la situation de « sans précédent » et a indiqué que les coûts directs s’ajoutent aux effets sur la fréquentation des magasins en cette période de fin d’année.

Le PDG a décrit ces actes comme de la délinquance sans lien direct avec le pouvoir d’achat en notant que les vols portaient surtout sur des alcools forts. Le distributeur a en conséquence ajusté sa prévision de progression de marge opérationnelle à une fourchette comprise entre 0 et 0,15 point contre plus de 0,25 point annoncé auparavant. Il table également sur un résultat net ajusté par action stable ou en légère hausse et a réduit de 100 millions d’euros ses investissements prévus en France d’ici la fin de l’année.

Le 22 octobre le titre évoluait encore autour de 13,80 à 13,90 euros en légère baisse supplémentaire ce qui porte le recul cumulé depuis le 16 octobre à plus de 16 %. Le marché intègre désormais à la fois les coûts immédiats des dégâts et des fermetures ainsi que l’incertitude sur le comportement des consommateurs dans les semaines qui viennent. 

Le groupe a indiqué que certaines fermetures anticipées et le recours à des agents de sécurité extérieurs continuaient de peser sur l’exploitation de ses points de vente urbains.





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