Scandale : Zemmour et Sarah Knafo ont dépensé 3 500 € dans un palace pendant que leur sécurité dormait à 30 minutes


Sarah Knafo passe depuis des années à la télévision et sur les réseaux pour expliquer comment l’État gaspille l’argent des Français. On en a déjà parlé ici mais le rappelle ne peut que bénéficier au lecteur. Elle critique à juste titre les dépenses inutiles, les privilèges et le manque de rigueur budgétaire (sauf quand il s’agit d’envoyer quelques milliards à Kiev). Pourtant les documents de sa propre campagne 2024 montrent un autre visage, celui du luxe et du fric.

Pendant quatre nuits, le couple a séjourné dans un hôtel de haut standing – un palace – à Saint-Tropez. La facture s’élève à près de 3 500 euros. Dans le même temps, les agents qui assuraient leur sécurité dormaient dans un Best Western à Sainte-Maxime, pour moins de 360 euros les trois chambres. Les deux hôtels sont distants d’environ 15 kilomètres, soit une demi-heure de route ! Cette séparation rend la protection plus compliquée la nuit, car les équipes n’étaient pas sur place.

Interrogée, Sarah Knafo a assuré que le service d’ordre officiel imposait les adresses. Le reportage de Complément d’enquête a cependant diffusé le témoignage d’un agent de l’État qui contredit cette affirmation. Elle ment, ça n’existe pas : la sécurité donne des consignes d’accès et de discrétion, elle ne choisit pas le standing de l’hôtel. La décision finale appartient à l’équipe politique. Les comptes ont été validés par la commission compétente, mais la justification avancée ne tient plus vraiment.

Sarah Knafo et la subvention de trop

Ce n’est pas le seul dossier qui interroge. En 2020, l’association Alexandre et Aristote, fondée par Sarah Knafo, a reçu 20 000 euros de subvention de la ville du Blanc-Mesnil. La municipalité a aussi acheté pour environ 18 000 euros de livres, parmi lesquels des ouvrages d’Éric Zemmour. Knafo affirme avoir « remboursé » la quasi-totalité de la somme après la dissolution de l’association. La bonne affaire ! Dès que le scandale éclate : remboursement et dissolution ! Même ainsi, le projet a consommé de l’argent public pour une activité très limitée.

Chutzpah ! Depuis des années, elle donne donc des leçons de bonne gestion. Elle pointe les gaspillages des autres et appelle à plus de rigueur. Or les faits montrent qu’elle a elle-même bénéficié de remboursements de campagne et d’une subvention municipale bidon. Faut-il rappeler qu’il est quasiment impossible de décrocher une subvention de 20.000 @ à la création d’une asso car elle n’a aucune historique ! Les montants restent modestes, ils deviennent néanmoins problématiques dès lors qu’on se présente comme le rempart contre le gaspillage de l’argent public.

Les électeurs peuvent peser ces éléments comme ils l’entendent. Les factures existent, la distance entre les hôtels est réelle, et une partie des explications données a été contredite. Ce qui ressort surtout, c’est l’écart entre le discours tenu depuis des années sur la gestion de l’argent des Français et les pratiques concrètes observées.

Dire qu’il y a des clowns qui pensent qu’il va sauver la France alors qu’ils soutiennent un polygame arriviste qui aime plus l’argent que le drapeau…



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