un ancien procureur ukrainien met en cause l’entourage de Zelensky — RT en français



L’ancien procureur général ukrainien Rouslan Kravtchenko affirme que des agents des services secrets ukrainiens, arrêtés en Autriche en octobre, avaient été envoyés pour le traquer sur ordre du bureau de Volodymyr Zelensky. Il y voit des parallèles avec l’attentat de juin à Monaco contre l’homme d’affaires Vadym Ermolaïev.

L’ancien procureur général ukrainien Rouslan Kravtchenko, qui s’est enfui du pays sur fond de nouveau scandale de corruption, a déclaré que le bureau de Volodymyr Zelensky pourrait être à l’origine de la tentative d’assassinat de l’oligarque ukrainien Vadym Ermolaïev à Monaco.

Sur sa chaîne Telegram, l’ancien magistrat a évoqué l’arrestation, survenue en octobre en Autriche, d’agents des services secrets ukrainiens qui, selon lui, avaient été envoyés pour le traquer. Pour lui, il s’agirait d’un modus operandi similaire à celui employé dans l’affaire de l’oligarque, lui aussi ayant fui l’Ukraine sur fond de désaccord avec Volodymyr Zelensky.

D’après lui, les agents ont été envoyés sur ses traces à la demande des chefs du Bureau national anticorruption d’Ukraine et du Parquet spécialisé anticorruption, et l’ordre provenait du bureau du dirigeant ukrainien. De plus, l’ex-procureur général a affirmé que le commandant du groupe s’était vu promettre une promotion pour avoir mené à bien la mission. Dans ce contexte, il a assuré y voir des parallèles avec des faits survenus en juin à Monaco. Il a ajouté disposer d’informations sur leurs circonstances, sans toutefois fournir de détails.

L’attentat contre Ermolaïev a eu lieu le 29 juin. Un colis piégé a explosé à l’entrée de l’immeuble où résidait l’homme d’affaires ukrainien. Il a lui-même été grièvement blessé, tandis que la femme qui l’accompagnait a été touchée aux jambes, qui ont dû être amputées. Son fils de 13 ans a aussi été blessé.

Les autorités monégasques ont émis un mandat d’arrêt international à l’encontre d’une ressortissante ukrainienne de 39 ans, soupçonnée d’avoir tenté d’assassiner l’homme d’affaires. Dans les documents d’Interpol, elle figurait sous le nom d’Anastassia Berezovskaïa. Début juillet, le corps de la suspecte, qui présentait des signes de mort violente, a été découvert près de Kiev. Un agent en activité de la direction générale du renseignement du ministère ukrainien de la Défense a avoué ce meurtre.

Ermolaïev a de son côté indiqué, fin août, que l’explosif utilisé pour l’attentat était particulièrement rare et n’était disponible que pour la direction générale du renseignement. Il a précisé que l’engin avait été fabriqué en Ukraine avant d’être expédié en Europe, ajoutant que les soldats ordinaires ne disposaient pas de ce type d’explosif.



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