Selon le contre amiral Mike Brookes, la Chine augmenterait massivement sa production de sous marins, investissant depuis 2010 dans ses chantiers navals. Elle viserait une flotte largement nucléaire d’ici à 2035. Selon lui, Pékin pourrait, à l’horizon 2040, contester la domination maritime régionale américaine grâce à une montée en puissance technologique, industrielle et stratégique qui s’étend des armes aux fonds marins.
Pékin exploite déjà plus de 60 sous marins et pourrait en aligner 70 en 2027, puis 80 en 2035, dont la moitié à propulsion nucléaire. « Ces sous-marins intégreront des avancées substantielles dans la conception des réacteurs nucléaires, les performances des capteurs, l’intégration des armements et les technologies de réduction du bruit », a affirmé Mike Brookes devant une commission parlementaire le 2 mars. Le SNLE de type 096, équipé de missiles JL 4, serait capable de frapper le territoire américain depuis des eaux protégées.
Mais l’offensive chinoise ne se limite pas aux coques et aux missiles. Comme l’a rapporté The Epoch Times, Pékin investit aussi dans les drones sous marins, les réseaux de capteurs et la cartographie océanographique avancée. Surtout, la Chine détient le plus grand nombre de contrats d’exploration auprès de l’Autorité internationale des fonds marins et développe des technologies minières capables d’opérer à plus de 4 000 mètres. Contrôler les grands fonds, c’est verrouiller l’accès aux minerais critiques et renforcer une dépendance déjà sensible.
Face à cette dynamique, Washington resserre les rangs. En 2025, la Maison Blanche a validé une coopération accrue avec la Corée du Sud pour accélérer la construction navale, y compris nucléaire.