Émotion de l’Iran après l’assassinat de Kamal Kharrazi, par Amir Saeid Iravani


C’est avec un profond regret et une immense tristesse que je vous informe, ainsi que les membres du Conseil de sécurité, que, dans le prolongement des crimes de guerre commis par le régime israélien contre la République islamique d’Iran, le régime a perpétré un nouvel acte odieux et terroriste en assassinant lâchement Kamal Kharrazi, éminent diplomate iranien qui a occupé les fonctions de Ministre iranien des affaires étrangères et de Représentant permanent de la République islamique d’Iran auprès de l’Organisation des Nations Unies.

Le 9 avril 2026, M. Kharrazi a succombé aux graves blessures qu’il avait subies à la suite d’un acte de terrorisme d’État perpétré par le régime israélien. Le 1er avril 2026, celui-ci a mené une attaque contre la résidence de M. Kharrazi à Téhéran, le blessant grièvement et tuant instantanément son épouse. Cette attaque constitue un acte de terrorisme délibéré contre une résidence civile et l’assassinat ciblé d’une personnalité civile de premier plan, en violation flagrante du droit international humanitaire et du droit international des droits humains, en particulier du droit à la vie.

Tout au long de son mandat de Ministre des affaires étrangères, de 1997 à 2005, et d’Ambassadeur et Représentant permanent de la République islamique d’Iran, de 1989 à 1997, M. Kharrazi a toujours été profondément convaincu de la nécessité de renforcer le multilatéralisme et a joué un rôle important dans la promotion de la paix, non seulement en sa qualité de professeur d’université, mais aussi en tant que participant assidu à la conférence Leaders pour la paix, organisée chaque année à Paris. Au fil de sa carrière, il a constamment manifesté, sans l’ombre d’un doute, un attachement résolu au droit international, aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, ainsi qu’à la diplomatie multilatérale, en particulier au règlement pacifique des différends, pierre angulaire de la paix et de la sécurité internationales. Son assassinat constitue donc non seulement une privation illégale de la vie d’un civil, en violation flagrante du droit international, mais aussi une atteinte à la diplomatie et aux fondements mêmes de la coopération internationale pacifique.

L’assassinat de cet éminent diplomate par le régime israélien met une nouvelle fois en lumière le fait que ce régime agressif et terroriste considère toute voix prônant la paix, le dialogue et la diplomatie – tant au niveau régional qu’international – comme allant à l’encontre de ses objectifs illégaux, malveillants et déstabilisateurs, dans la région et au-delà. Il met également en évidence un comportement criminel délibéré visant à réduire au silence les partisans d’un dialogue pacifique et à saper systématiquement les possibilités de recours à la diplomatie.

La République islamique d’Iran condamne avec la plus grande fermeté cet acte terroriste odieux perpétré avec la complicité et le soutien des États-Unis. Ce crime terroriste s’inscrit dans un contexte plus large d’attaques systématiques et généralisées contre des civils, des biens de caractère civil et de hauts responsables civils iraniens, dans le cadre de la guerre d’agression déclenchée le 28 février 2026.

La République islamique d’Iran souligne que le régime israélien et les États-Unis engagent leur pleine responsabilité juridique internationale pour ce fait internationalement illicite.

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter le texte de la présente lettre à l’attention des membres du Conseil de sécurité et de le faire distribuer comme document du Conseil.



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