les Français devraient subir une inflation de «4 à 5 % dans les mois à venir», alerte UFC Que Choisir — RT en français



Selon le directeur de l’Observatoire de la consommation à l’UFC Que Choisir, les prix dans les magasins en France devraient augmenter de «4 à 5 %» dans les prochains mois en raison des surcoûts de productions essuyés par les professionnels et provoqués par l’offensive américano-israélienne contre l’Iran.

« La question, c’est à quel moment va se passer cette transmission, cela pourrait être dans les prochains mois ». Le 19 avril, au micro de Sud Radio, le directeur de l’Observatoire de la consommation à l’UFC Que Choisir, Grégory Caret, est revenu sur la hausse « plus que probable » des prix dans les rayons des magasins.

Une grande distribution, a-t-il rappelé, qui fait l’intermédiaire entre les consommateurs et des agriculteurs et industriels qui « ont fait face à des surcoûts extrêmement élevés » de production en raison de la flambée de certaines ressources de base (aluminium, ammoniac, hélium, etc.). Une flambée elle-même provoquée par le conflit au Moyen-Orient. La veille, auprès de RMC, Grégory Caret évoquait une hausse des prix de « 4 à 5 % dans les mois à venir dans les prix en rayon », mais « lissée sur plusieurs mois ».

Une nouvelle poussée inflationniste résultant de la guerre au Moyen-Orient où, fin février, les États-Unis et Israël ont déclenché une série de frappes sans précédent sur l’Iran. Un conflit qui a mené à la fermeture du détroit d’Ormuz, voie maritime par laquelle transitent 20 % du pétrole brut et du Gaz naturel liquéfié mondial.

Selon Grégory Caret, si les industriels et la grande distribution ont signé un accord début mars visant à fixer les prix, « il y a quand même des clauses de révision obligatoires ». À court terme, les premiers produits touchés devraient être « les produits qui ont le taux de rotation le plus rapide, c’est-à-dire ceux qui ont des dates de péremption courtes : les produits laitiers, les produits frais, les yaourts, etc. », a-t-il estimé. Une catégorie dans laquelle entrent d’autres produits, tels que ceux de la pêche et les fruits et légumes importés.

Après ces premières hausses, devraient venir celles sur « tout ce qui est aussi hygiène, beauté, parce qu’il y a beaucoup d’hydrocarbures dans ces produits, des emballages, et même dans la fabrication de ces produits », a poursuivi Grégory Caret. Celui-ci a toutefois assuré que la hausse «ne sera pas du même ordre de grandeur » que celle observée à la suite de « l’expérience 2022 – 2023 » marquée par l’éclatement du conflit en Ukraine et la reprise post-Covid, c’est-à-dire « 20-25 % de hausse en un peu plus d’un an ».





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