Le gouvernement britannique a salué mardi l’adoption « historique » par le Parlement d’une loi visant à faire du Royaume-Uni un pays sans tabac en prohibant la vente de cigarettes à toutes les personnes nées après 2008.
Il s’agit, selon plusieurs médias, du deuxième pays au monde à instaurer une interdiction générationnelle après les Maldives, qui ont prohibé en novembre la vente de tabac aux jeunes nés après le 1er janvier 2007.
Les députés de la Chambre des Communes et les Lords de la chambre haute, se sont entendus lundi sur une version finale du texte, qui doit désormais recevoir l’assentiment royal – une formalité.
Wes Streeting, ministre travailliste de la Santé, a estimé qu’il s’agissait d’un « moment historique », avec une « première génération sans tabac protégée d’une vie entière de dépendance et de dommages ».
Toutes les personnes nées après le 1er janvier 2009, et qui ont donc actuellement 17 ans ou moins, ne pourront jamais acheter légalement de cigarettes.
Outre cette mesure, le texte prévoit également une interdiction de fumer dans des espaces extérieurs comme les aires de jeux pour enfants, ainsi qu’aux abords des écoles et des hôpitaux.
Il doit aussi permettre d’interdire la publicité pour les produits de vapotage, imposer des restrictions sur leurs arômes et leurs emballages, et bannir ces produits de là où il est déjà interdit de fumer.
Hazel Cheeseman, directrice générale de l’association Action on Smoking and Health (ASH), a salué un « tournant décisif », et estimé qu’il s’agissait d’un « cadeau durable pour les générations à venir ».
Les députés avaient approuvé le projet de loi à 366 voix contre 41 fin mars en dernière lecture.
Les travaillistes ont déjà interdit à la vente les cigarettes électroniques jetables (puffs), aux couleurs vives et aux goûts prisés des jeunes, depuis le 1er juin 2025.
En 2022, la Nouvelle-Zélande avait prohibé la vente de cigarettes à toute personne née après 2008. Mais à leur arrivée au pouvoir fin 2023, les conservateurs avaient abandonné la mesure.
Le tabagisme est responsable au Royaume-Uni de la mort d’environ 80 000 personnes par an et d’un quart des décès par cancer.