Données sur les effets indésirables des vaccins anti-COVID-19 – entre surveillance active, pharmacovigilance passive, perceptions publiques et suppression institutionnelle des signaux


Les débats sur la sécurité des vaccins anti-COVID-19, en particulier ceux à ARNm, persistent en 2026. En analysant différentes sources (le rapport n°19 de pharmacovigilance de l’ANSM de décembre 2021, le sondage MIS Group pour France-Soir et BonSens.org de février 2026, les données v-Safe analysées par ICAN, et le rapport intérimaire explosif du Sénateur Ron Johnson [Permanent Subcommittee on Investigations – PSI, 29 avril 2026]), il est possible de dresser un état des lieux factuel sur ce sujet.

Les différentes sources permettent de mettre en lumière un contraste marqué entre les systèmes de surveillance officiels (souvent passifs), les données de pharmacovigilance active (v-Safe), et une gestion institutionnelle qui a privilégié le maintien du narratif vaccinal au détriment d’une investigation transparente des signaux de sécurité.

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Le système v-Safe américain : une surveillance active révélant un taux élevé de recours aux soins 

Le programme v-Safe du CDC était un outil de suivi actif par smartphone, destiné aux personnes vaccinées contre le COVID-19. Lancé fin 2020, il a recueilli des données sur environ 10 millions de participants. Selon les analyses menées par l’ICAN (Informed Consent Action Network) qui a obtenu ces données par des requêtes FOIA (Freedom of Information Act, loi d’accès aux informations administratives), 7,7 % des participants ont déclaré avoir dû chercher des soins médicaux après leur vaccination (téléconsultation, urgences, hospitalisation ou soins urgents). Cela représente environ 770 000 personnes. Près de 25 % ont manqué le travail ou l’école en raison d’effets secondaires affectant leur vie quotidienne.

Ce chiffre de 7,7 % porte sur des effets indésirables perçus comme nécessitant une intervention médicale. Dans le contexte d’un vaccin administré à des centaines de millions de personnes, un tel taux dans une population générale constitue un signal notable de réactogénicité, bien supérieur à ce que l’on observe habituellement pour les vaccins classiques.

Le système v-Safe était conçu pour détecter les effets à court terme ; il ne capturait pas exhaustivement les événements graves à plus long terme, mais renforce son intérêt comme alerte précoce.

 

Le sondage français (février 2026) : une perception publique alignée sur des effets déclarés

Le sondage MIS Group, réalisé le 5 février 2026 sur un échantillon représentatif de 1 200 Français (méthode des quotas), révèle des résultats inattendus par rapport aux annonces des autorités sanitaires.

Parmi les personnes vaccinées contre le COVID-19 de ce sondage :

  • 46 % déclarent avoir subi des effets indésirables ;
  • dont 15 % rapportent des effets « importants ou majeurs ». Et ces chiffres correspondent aux données collectés par l’institut Rasmussen aux Etats-Unis en Novembre 2025 : (10% d’effets majeurs, 36% d’effets indésirables) 

Par ailleurs dans ce même sondage, 54 % des Français estiment que les vaccins anti-COVID entraînent « beaucoup » d’effets secondaires, et 66 % perçoivent une « augmentation explosive des cas de cancers ».

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81 % refusent le nouveau vaccin COVID 2025, et 55 % accusent le ministère de la Santé de dissimuler des effets indésirables. Ces chiffres reflètent une crise de confiance : le sondage capte outre la perception vécue par la population, mais aussi corrobore l’idée que les effets indésirables ressentis sont suffisamment fréquents pour marquer les esprits, bien au-delà des chiffres officiels de pharmacovigilance.

 

Pharmacovigilance de l’ANSM (Rapport de 2021) : une analyse observé/attendu qui interroge sous le prisme de la sous-déclaration

Le rapport n°19 de l’ANSM (période du 27 août au 11 novembre 2021) porte sur la pharmacovigilance du vaccin Pfizer-BioNTech Comirnaty.

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Pour les moins de 50 ans (environ 23 millions de personnes), l’agence a analysé 53 décès déclarés hors COVID-19. L’analyse observé/attendu (O/A) donne :

  • Mortalité toutes causes : 53 cas observés vs 931 attendus → ratio O/A = 0,06 ;
  • Morts subites ou sans cause identifiée : 20 cas observés vs 43 attendus → ratio O/A = 0,47.

L’analyse observé/attendu (O/A ou O/E) en pharmacovigilance est une méthode statistique simple qui compare le nombre de cas d’effets indésirables déclarés (observés) au nombre de cas qu’on attendrait dans la même population selon les taux de base de la maladie ou du décès dans la population générale non vaccinée(attendus).

Si le ratio O/A est nettement supérieur à 1, cela peut constituer un signal (excès possiblement lié au vaccin).

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L’ANSM conclut à l’absence de signal de sécurité pour les morts subites déclarées en pharmacovigilance, (20 morts subites déclarées chez les moins de 50 ans contre 43 observées dans les données de pharmacovigilance), en calculant un ratio de 0,47 entre l’observé et l’attendu. Aucune autopsie systématique n’est mentionnée.

Pourtant, ce ratio O/A bas est précisément ce que l’on attend dans un système de déclaration spontanée : la pharmacovigilance passive sous-déclare massivement les effets graves. En effet la sous-déclaration est estimée par différentes études comme se situant entre 10 et 100 (Lazarus et al. (2010) – Étude commandée par l’AHRQ (Agency for Healthcare Research and Quality) pour le CDC, SEFAP), ce qui place immédiatement le ratio calculé par l’ANSM bien au-dessus de 1, constituant ainsi un signal de sécurité évident.

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A minima des autopsies sur les patients de moins de 50 ans ayant succombé à une mort subite auraient dû être entreprises par l’ANSM, ce qu’elle n’a pas fait.

L’ANSM a-t-elle fait prendre des risques considérables à la population de moins de 50 ans, cette part de la population qui n’avait quasi aucun risque avec la Covid-19 ?

 

Signaux internes à la FDA : un rapport sénatorial (29 avril 2026) révèle une suppression délibérée des analyses indépendantes

Le rapport intérimaire du sénateur Ron Johnson (PSI Majority Staff, publié le 29 avril 2026) intitulé « Démasqués : Comment les responsables de la santé de Biden ont délibérément fermé les yeux sur les signaux de sécurité des vaccins COVID-19 » apporte des éléments nouveaux et documentés sur la gestion des signaux de sécurité au sein de la FDA. Dès le 26 mars 2021, la Dr Ana Szarfman, médecin senior au Center for Drug Evaluation and Research (CDER) de la FDA, a identifié, via la méthode RGPS (Regression-Adjusted Gamma Poisson Shrinker – une amélioration de l’outil officiel corrigeant le biais de « masquage »-, plus de 25 signaux de sécurité statistiquement significatifs pour les vaccins COVID-19 (Pfizer, Moderna, Janssen). Parmi eux : mort cardiaque subite, paralysie de Bell, infarctus pulmonaire, infarctus du myocarde aigu, embolie et thrombose, démence, mort et mort subite.

La méthode officielle MGPS (Multi-item Gamma Poisson Shrinker), qualifiée de « gold standard » par la FDA et le CDC, souffre en effet d’un biais de masquage qui noie les signaux spécifiques d’un vaccin dans les données globales. La RGPS corrige ce biais et révèle des signaux forts (borne inférieure EB05 > 2,0). La Dr Szarfman a transmis 49 exemples de masquage extrême et renouvelé ses alertes en avril, mai et juillet 2021.

Pourtant, Peter Marks (alors directeur du Center for Biologics Evaluation and Research), ainsi que les Drs David Menschik, Narayan Nair et Craig Zinderman, lui ont ordonné de cesser ces analyses, qualifiées de « distraction majeure » en septembre 2021. L’accès aux rapports hebdomadaires de data mining a été restreint pour des raisons de « sécurité des données », et leur distribution à la CDC a été arrêtée en juillet 2022, coïncidant avec des demandes FOIA et une lettre du sénateur Johnson.

Ces faits, étayés par des courriels internes du HHS et des documents révélés par le rapport Johnson, montrent une volonté délibérée de privilégier le narratif vaccinal au détriment d’une évaluation transparente des risques. Le rapport questionne explicitement : pourquoi les autorités ont-elles choisi de masquer les signaux plutôt que de protéger la population ?

Ces nouvelles données de la FDA américaine confirment néanmoins qu’avec les vaccins Covid-19 la mort subite était un signal de sécurité et que l’ANSM a fait une erreur dramatique en ne pratiquant pas des autopsies pour confirmer ou pas l’implication du vaccin.

 

Synthèse et analyse factuelle

Les sources convergent sur un point central : les systèmes passifs comme la base nationale de pharmacovigilance française (BNPV) ou le VAERS américain captent très peu d’événements par rapport à ce qui a été vécu par la population comme le prouve le sondage de février 2026 à ce sujet.

D’ailleurs, le v-Safe, pharmacovigilance active qui a suivi 10 millions d’américains vaccinés, révèle un taux concret de 7,7 % de recours aux soins – inédit pour un vaccin de masse.

Le sondage de 2026 traduit une défiance sociétale forte, alimentée par des expériences personnelles. L’analyse ANSM, bien que méthodologiquement correcte dans son cadre, oublie la sous-déclaration en pharmacovigilance et aboutit de manière inappropriée à une conclusion rassurante précisément parce qu’elle fait l’impasse sur le dénominateur (déclarations spontanées) qui a été très sous-estimé.

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Le rapport du sénateur Johnson du 29 avril 2026 va plus loin : il documente une suppression active, au plus haut niveau de la FDA, des outils d’analyse les plus sensibles, dès les premiers mois de la campagne vaccinale. Cette gestion institutionnelle des signaux – masquage statistique, ordres de cessation, restriction d’accès – renforce l’idée que les autorités ont priorisé la communication publique plutôt qu’une pharmacovigilance exhaustive et indépendante bien plus favorable au principe de précaution.

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Aucun de ces éléments ne prouve une causalité systémique à grande échelle pour l’ensemble de la population, mais ils constituent collectivement des signaux forts qui auraient mérité une investigation plus approfondie, transparente et sans a priori (autsopsies systématiques, études actives à long terme, analyses indépendantes).

Aujourd’hui, en avril 2026, ces données anciennes (v-safe 2021-2022, ANSM 2021) et récentes (sondage février 2026, rapport Johnson 29 avril 2026) soulignent la nécessité d’une réévaluation indépendante. La science progresse par la remise en question des hypothèses initiales, pas par leur défense à tout prix. Les autorités sanitaires françaises et internationales auraient tout intérêt à publier les données réelles de mortalité et morbidité par statut vaccinal et par âge afin de permettre des analyses indépendantes.  C’est le seul chemin pour restaurer la confiance du public.

La pharmacovigilance ne peut être efficace que si elle est libre de toute pression politique ou narrative.

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