Le site Breitbart, proche de Trump, a publié que le président états-unien avait empêché le Premier ministre Netanyahou d’intervenir dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin au conflit : Israël est un « grand allié », mais le règlement c’est « mon affaire et celle de personne d’autre [1] ».
L’espion démasqué Barak Ravid — ancien soldat de l’armée israélienne dans l’unité d’espionnage des 8 200 — du portail de propagande Axios, tente de dédramatiser la collision téléphonique entre Trump et Netanyahou et alimente ses batteries de désinformation en mettant exclusivement l’accent sur le rejet par Trump de la réponse iranienne qu’il jugeait « totalement inacceptable ! » [2].
D’autres sources plus crédibles et moins engagées envers Trump et Netanyahou, comme Russia Today, révèlent un autre récit autour de cet échange sanglant. RT montre la colère de Netanyahou : « Israël doit mettre fin à sa dépendance à l’argent et à l’aide militaire états-unienne » et espère porter à zéro la « composante financière (sic) de l’aide militaire américaine » au cours de la prochaine décennie.
Netanyahou a imputé la « manipulation » des réseaux sociaux au déclin du soutien public pro-israélien parmi les États-Uniens.
En fait, il existe déjà une tendance bipartisane décidée à en finir avec le parasitisme financier d’Israël, estimé à « plus de 300 milliards de dollars d’aide économique et militaire de Washington depuis 1948 », ce qui fait d’Israël « le plus grand bénéficiaire d’aide globale des États-Unis depuis la Seconde Guerre mondiale ». Et cela représente environ 16 % du budget militaire israélien.
Dans son style eschatologique classique et provoquant, Netanyahou a confirmé dans son interview à CBS qu’il avait laissé le président états-unien et le « peuple israélien » « sans voix », et a proclamé que le processus de sevrage financier « commence à partir de maintenant » — ce qui ressemble peut-être davantage à une annonce de propagande, en attendant des temps meilleurs pour réparer les dégâts qu’Israël a infligés aux États-Unis sur le plan de son image mondiale.
Netanyahou osera-t-il vraiment mettre fin à son intimité financière avec BlackRock et les banquiers Rothschild ?
Au cœur du « syndrome du déni » de la réalité, le Premier ministre israélien a rejeté toute insinuation que la guerre à Gaza « a contribué à l’image négative d’Israël », qu’il a presque entièrement imputée aux réseaux sociaux : « Israël est assiégé sur le plan médiatique, celui de la propagande, et nous n’avons pas été bons dans la guerre de propagande » alors qu’« il existe de nombreux pays qui ont manipulé les réseaux sociaux avec de fausses fermes à trolls, pour briser la sympathie de l’Amérique envers Israël. »
Israël a-t-il perdu la « guerre des trolls » dont il détient un monopole quasi mondial grâce à la technique « hasbara [3] » du multimédia qu’il contrôle ?
Il convient de se rappeler comment les banquiers Rothschild, les créateurs d’Israël (souvenez-vous de la lettre de Lord Balfour [4]), formaient un « bouclier rouge » khazare de la finance et des médias en Occident (v.gr. Reuters), selon le livre d’Eustace Mullins, Les secrets de la Réserve fédérale.
Qu’Israël, dans la phase fatidique de l’eschatologique Netanyahou, soit en train de « perdre » la guerre contre « la ferme de trolls » et commence sa reconversion financière justement à partir du secteur technologique qu’il domine depuis que les banquiers Rothschild se sont révélés être les véritables vainqueurs de la guerre contre Napoléon à Waterloo (1815), voilà une donnée inédite.
La triple dissuasion exercée conjointement par l’Iran, avec le martyrologue de la résilience chiite, les missiles hypersoniques, et sa gestion géostratégique du détroit d’Ormuz (le talon d’Achille de l’Occident) a mis fin au rêve d’un Israël étendant son empire à tout le Moyen Orient, mais cela, le Premier ministre israélien désormais désorienté ne l’acceptera jamais, à cause de son solipsisme eschatologique et pathologique, moteur du projet abyssal d’un Grand Israël — qui, soit dit en passant, n’a jamais existé sous une forme unitaire et intégrale, et qui avait été vulgairement déformé par le rabbin lituanien (sic) Michael Higger dans son livre de 1932 L’utopie juive [5].
Netanyahou constitue aujourd’hui un handicap pour la paix mondiale (y compris aux États-Unis).
