Dans un contexte de tensions persistantes entre Israël et le Hezbollah, les dirigeants israéliens ont multiplié les déclarations à destination du Liban, mêlant discours militaire et ouverture politique. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’est adressé directement à la population libanaise dans un message vidéo visant à distinguer le pays du Hezbollah et de l’Iran.
Il a déclaré : « J’ai un message pour vous, peuple du Liban. Israël n’est pas en guerre contre vous, mais contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage et agit pour le compte de l’Iran. » Dans son intervention, il accuse le mouvement chiite d’avoir détruit la stabilité du Liban et affirme : « Vous vous souvenez du Liban d’avant ? Des cafés, de la culture, du calme ? Tout cela a disparu à cause du Hezbollah et de l’Iran. »
Des messages ou des mensonges politiques
Netanyahou met également en avant la puissance militaire israélienne et la poursuite des opérations : « Le Hezbollah est plus faible que jamais, Israël est plus fort que jamais. » Il soutient que l’avenir du Liban doit être libéré de l’influence du mouvement chiite. Il conclut sur une ouverture conditionnelle : « Nous aspirons à la paix avec vous. Mais le Hezbollah est le seul obstacle à cet avenir. »
De son côté, le président israélien Isaac Herzog a diffusé un message en arabe à destination du Liban et de son président Joseph Aoun. Il y affirme : « Je tends une main de paix au peuple libanais et à ses dirigeants. » Mais il conditionne cette ouverture à un changement politique profond au Liban, estimant que le pays doit se libérer des « diktats du Hezbollah, de l’Iran et des organisations terroristes ».
Herzog a évoqué son souhait de voir un jour une normalisation entre les deux pays, allant jusqu’à dire qu’il espère se rendre à Beyrouth si le Liban reprend pleinement le contrôle de son destin politique. Il accuse le Hezbollah de violer les accords de cessez-le-feu et réaffirme qu’Israël ne tolérera aucune attaque depuis le territoire libanais.
Ces messages interviennent alors que les discussions indirectes entre les deux pays, sous médiation internationale, restent fragiles. Depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et l’armée israélienne, plus de 3 600 Libanais ont été tués et plus d’un million de déplacés en raison des bombardements.
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