Hamza la Douane & Nicolas Jeanneté : 2 affaires, un traitement médiatique à 2 vitesses !

Hamza la Douane & Nicolas Jeanneté : deux affaires, un traitement médiatique à deux vitesses

Deux affaires ont éclaté à quelques semaines d’écart, sans jamais vraiment se croiser dans le débat public. La première concerne un adolescent de 14 ans et son pistolet à eau, Hamza la Douane, la seconde un élu condamné pour des faits autrement plus graves, monstrueusement graves. Leur traitement médiatique, pourtant, n’a rien eu de comparable.

Hamza, surnommé « la Douane », a été filmé près du canal Saint-Martin pour des faits de violences d’une gravité douteuse. CNews et Le Figaro en ont fait un symbole de l’insécurité urbaine, micro tendu, voix d’enfant diffusée en boucle plusieurs jours. Le déferlement sur les réseaux sociaux a été tel que sa famille a porté plainte pour harcèlement raciste, quelques jours plus tard seulement.

Quelques mois avant, en mars, Nicolas Jeanneté, conseiller élu de Paris, junkie, était condamné pour détention d’images pédopornographiques et zoophiles. Un SMS glaçant, évoquant le viol d’un enfant migrant, a été lu au tribunal sans provoquer aucun écho national. Aucun journaliste n’assistait d’ailleurs à l’audience, contrairement à ce qu’aurait mérité la gravité des faits. Tout était là pour attirer les médias et pourtant, ils ont brillé par leur absence.

Hamza la Douane le musulman…

Cette asymétrie interroge forcément nos priorités collectives. D’un côté, un mineur – musulman – devient un totem médiatique pour des délits somme toute mineurs alors qu’ils n’ont même pas le droit de le filmer. De l’autre, un notable condamné pour des crimes sur enfants conserve son mandat dans une indifférence quasi générale. Certains y voient une logique de viralité, d’autres une forme de protection tacite des élites.

Peut-être les deux explications se recoupent-elles, sans totalement s’exclure. Une vidéo choc sur les réseaux se diffuse plus vite qu’un compte-rendu d’audience judiciaire. Mais cela n’explique pas tout, surtout face à des faits aussi graves que ceux reprochés à Nicolas Jeanneté. Le vrai scandale, peut-être, c’est cet écart de traitement lui-même. Sans oublier la peine de prison de 18 mois avec sursis qui est encore plus grave que les faits reprochés !

Une société qui cumule autant d’hérésies, de folie, est une société morte, morte depuis longtemps, une société en pleine décomposition.

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