Manque de Canadairs contre les incendies : l’aveu de Nunez qui accable le gouvernement

Manque de Canadairs contre les incendies : l'aveu de Nunez qui accable le gouvernement

Il existe des phrases qu’on ne devrait jamais dire devant un micro allumé. Le 13 août, place Beauvau, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez en a prononcé une de trop qu’il va regretter amèrement. Face à des représentants de pompiers épuisés par un été meurtrier, il a fini par lâcher que ses discours sur des moyens « suffisants » relevaient surtout d’une posture politique. Un aveu accablant, capté par erreur, qui vient percuter des semaines de communication gouvernementale rassurante et mensongère.

Car quelques jours plus tôt encore, le même homme martelait l’inverse sur les ondes. Le 20 juillet, sur France Inter, il assurait disposer de moyens largement suffisants. Deux jours après, à Mérignac, il dénonçait même un « France bashing » de trop face aux critiques. Entre ces deux versions, le fossé est immense, et il éclaire d’un jour nouveau la catastrophe qui allait suivre en Gironde. On ne peut pas décrire le réel au risque de se faire taxer d’anti France !

Nunez savait que la France manquait de moyens

Le cœur du problème, justement, tient aux moyens aériens contre les incendies, et là, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Ce 22 juillet, aucun guet aérien armé n’était positionné en Gironde, alors que le risque y était classé « très sévère ». Sur sept Dash disponibles la veille, cinq seulement restaient opérationnels le lendemain. Un unique appareil avait été prépositionné à Mérignac, quand huit canadairs sur douze étaient utilisables ce jour-là dans tout le pays.

Résultat, quand le feu démarre à Saumos, la mécanique s’enraye immédiatement. Il faudra attendre 48 minutes avant qu’un premier avion ne décolle enfin de Mérignac. Or la doctrine française impose d’attaquer tout départ de feu en moins de dix minutes pour espérer le contenir. Ce simple retard, aggravé par un aéroport mal équipé pour l’urgence, va suffire à transformer un feu de broussailles en désastre national.

L’addition, ensuite, donne le vertige. 42.000 hectares partis en fumée, près de 200 habitations rasées au Porge, et pas moins de 220.000 personnes évacuées dans la panique. Onze jours auront été nécessaires pour fixer l’incendie le plus vaste enregistré en France depuis des décennies. Pendant ce temps, les mêmes avions devaient courir entre le Var, la Corse et les Landes, où d’autres foyers réclamaient tout autant d’attention.

Du côté des syndicats, la colère ne se dissimule plus derrière la diplomatie habituelle. Un responsable du SNPNAC résume crûment le problème : la stratégie repose sur l’attaque des feux naissants, mais elle suppose des moyens qui, ce jour-là, manquaient cruellement. Un autre syndicaliste va plus loin encore, jugeant la sécurité civile incapable de garantir une intervention rapide sur l’ensemble du territoire, de la Gironde jusqu’aux Alpes-Maritimes.

Reste une question qui, elle, dépasse largement la seule Gironde. Comment un gouvernement peut-il revendiquer des moyens renforcés d’un côté, tout en admettant en privé qu’il s’agissait avant tout de gérer l’opinion ? Lecornu qui a menti sur son faux diplôme de Master 2 ! Le gouvernement est la première source de désinformation en France !

Alors que Sébastien Lecornu et plusieurs ministres se rendent sur place pour une nouvelle opération de communication pour se faire huer, cette contradiction risque de leur coller durablement à la peau. Les pompiers, eux, n’ont visiblement pas oublié et ne veulent plus courber l’échine.

Il ne reste plus qu’à l’état d’accuser le CO2 et le réchauffement blabla ou bien la Russie via ses médias corrompus…


Lecornu hué :


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