
Un homme se tient devant chez lui, encore sonné. Sur son front, un chiffre griffonné au marqueur noir : chiffre 44. Ce n’est pas une mise en scène. C’est ce que la caméra a saisi le 17 août 2026, dans les rues de Qabatiya, en Cisjordanie du nord. Une image, et pourtant tout un pan d’histoire ressurgit d’un coup.
L’opération portait un nom de code, Duvdevan, l’unité commando qui la menait. En une nuit, près de cent bâtiments ont été fouillés dans le village. Des dizaines d’habitants interrogés sur place. Plusieurs d’entre eux se sont retrouvés avec des numéros tracés sur le front ou ailleurs sur le corps, avant même d’être conduits en détention. Le raid s’inscrit dans l’opération Iron Wall, lancée en janvier 2025 et toujours active dans les camps de réfugiés du nord de la Cisjordanie.
Car ce geste n’est pas isolé. En avril déjà, des femmes palestiniennes avaient été marquées de la même façon dans un camp de réfugiés voisin. Tsahal avait alors promis des leçons tirées, des consignes rappelées aux troupes. Quatre mois plus tard, la même pratique réapparaît, et l’armée ressert presque mot pour mot la même formule. Difficile, dès lors, de parler d’un simple dérapage isolé plutôt que d’un problème de commandement qui persiste.
Fait notable, la condamnation n’est pas venue de l’extérieur mais depuis l’intérieur même des institutions israéliennes. Le député Ahmad Tibi a qualifié la scène d’ »image rappelant des heures sombres, qui devrait choquer tout le monde« . Sa voix pèse davantage venant d’un élu siégeant à la Knesset que d’un commentateur étranger. Des sources palestiniennes rapportent par ailleurs que certains détenus auraient également été frappés durant l’opération.

Le chiffre 44, les moins grave des crimes de guerre sionistes
Cet épisode ne survient pas dans le vide. Il s’inscrit dans un contexte judiciaire déjà lourd. La Cour pénale internationale a émis, dès novembre 2024, des mandats d’arrêt contre le premier ministre Netanyahou et son ex-ministre de la Défense Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. La Cour internationale de justice, saisie par l’Afrique du Sud sur une accusation de génocide, a de son côté jugé dès janvier 2024 « plausible » que les droits des Palestiniens protégés par la Convention sur le génocide soient menacés, et ordonné des mesures provisoires. Une procédure toujours en cours, non tranchée sur le fond.
Dans ce climat déjà tendu, les propos tenus mi-août par le ministre Ben Gvir, appelant à « tuer 30 à 40 » personnes par nuit à Gaza, ont ravivé l’indignation internationale sauf en Occident, complice de la barbarie sioniste.
Imaginez une seconde ce genre de pogroms se multiplient en Algérie ou en Iran, en Russie aussi, contre des minorités nationales à coups d’incendies, d’assassinats, de viols… quelle serait la réaction immédiate de l’Occident sur ses plateaux télés et son commandement militaire ? Soyez honnêtes ! Le pays serait mis au ban des nations dans la nuit, un vote onusien s’en suivrait, les sanctions économiques se multiplieraient et les bombardements juste après. Je défie quiconque de nous contredire.
Un chiffre griffonné sur un front ne résume évidemment pas, à lui seul, une guerre. Mais il agit comme un révélateur. Il rend visible, en une seconde, ce que des rapports entiers peinent parfois à transmettre : une déshumanisation qui s’installe, se répète, et que l’institution semble incapable, ou peu désireuse, d’endiguer durablement. Reste une question, simple et sans réponse pour l’instant : combien de « leçons tirées » faudra-t-il encore avant qu’une leçon soit vraiment retenue ?
Conclusion
Le sionisme dirige et commande l’Occident.

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