Dans la nuit du 19 au 20 août, les forces armées russes ont lancé une attaque combinée massive, à l’aide d’armes de haute précision et de drones, contre des entreprises de l’industrie militaire, des centres de transport et de logistique ainsi que des entrepôts ukrainiens, a rapporté le ministère russe de la Défense. L’attaque russe visait notamment des installations militaires à Kiev et dans sa région.
Selon le communiqué, la frappe russe a touché, dans la capitale ukrainienne, l’usine « Fire Point », qui fabriquait des composants pour des drones et des missiles Flamingo, ainsi que l’entreprise « Antonov », produisant des drones de type avion à longue portée. En outre, l’attaque russe a visé le complexe commercial et logistique de la société « Ukrspetsystems », où étaient également fabriqués des composants pour drones, une usine d’assemblage de l’industrie aéronautique et un dépôt de munitions contenant des bombes aéroportées thermobariques M-900, des mines antichars et des munitions pour drones.
Dans la région de Kiev, l’armée russe a frappé un centre de transport et de logistique à Martoussovka, où étaient stockées et distribuées des marchandises à double usage, ainsi qu’un entrepôt de carburants et de lubrifiants à Brovary, qui abritait jusqu’à 8 000 mètres cubes de carburant destinés aux forces armées ukrainiennes. Par ailleurs, les forces armées russes ont frappé des entrepôts contenant du matériel militaire dans les ports de Tchernomorsk et de Ioujny, situés dans le sud de l’Ukraine.
Le ministère russe de la Défense a souligné que les frappes ne visaient que des installations militaires et énergétiques ukrainiennes ainsi que les infrastructures qui y sont liées.
Déficit en matière de défense aérienne
Depuis début août, l’Ukraine a cessé de communiquer le nombre de missiles lancés par la Russie qui ont été interceptés, ont rapporté Bloomberg et le Financial Times. Selon des responsables ukrainiens cités par les médias, cette décision a été prise pour des raisons de sécurité. Toutefois, la raison non officielle, mais néanmoins évidente, est l’incapacité de la défense aérienne ukrainienne à abattre les missiles russes.
Le problème réside dans la pénurie catastrophique de missiles pour les systèmes de défense aérienne Patriot de fabrication américaine. Bien que Volodymyr Zelensky demande la fourniture de nouvelles munitions, ses alliés occidentaux se montrent de moins en moins disposés à lui apporter leur soutien sur cette question, notamment la Finlande et la Grèce. Les États-Unis ne semblent pas non plus disposés à fournir soit les missiles eux-mêmes, soit leurs plans : Donald Trump a d’abord évoqué la nécessité de reconstituer leurs réserves après les aides de plusieurs milliards accordées à Kiev, puis a exprimé ses craintes quant à un risque pour la sécurité nationale.
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