
Momo Sifaoui a lâché une phrase qui claque comme une bombe au phosphore blanc tant appréciée par l’entité sioniste. Invité le 28 août 2026 sur Radio J, il a déclaré qu’il fallait « faire un Dresde à Gaza contre le Hamas ». La radio communautaire juive a elle-même publié l’extrait avec ce titre pour la vidéo avant de le changer. Il compare le mouvement palestinien au nazisme ! Rien que ça ! Selon lui, aucune négociation n’est possible, il faut un vainqueur et un vaincu.
Dresde, c’est le bombardement allié de 1945 qui a tué des dizaines de milliers de civils dans une tempête de feu. Relier cela à Gaza, ville ultra-dense déjà largement détruite, revient à justifier une destruction massive et des centaines de milliers de morts dans la zone la plus densément peuplée du monde !
Cette analogie n’arrive pas par hasard. Sifaoui présente le Hamas comme un totalitarisme auquel on ne parle pas. Il faut l’écraser militairement, comme les Alliés ont écrasé l’Allemagne nazie. Le problème, c’est que Dresde reste un exemple controversé. Beaucoup d’historiens y voient un bombardement disproportionné, sans objectif militaire décisif à ce moment de la guerre. Sur une radio juive, l’image choque encore plus. Des voix, dont celle de l’avocat Jean-Pierre Mignard, parlent déjà d’apologie de crime de guerre. En droit français, glorifier ou justifier de tels actes est un délit. Il demande au procureur de la république d’agir !
Sifaoui, un multi récidiviste adoubé par les médias
Pourtant ce n’est pas la première fois que Sifaoui sort une formule extrême. Il avait déjà estimé qu’il y avait « trop peu de morts » à Gaza par rapport à ce qu’un autre État aurait fait. Ces déclarations s’inscrivent dans une longue série de positions brutales sur le conflit. Elles contrastent avec le peu de résultats concrets de ses propres projets financés par l’État.
Car avant d’appeler à raser Gaza, Sifaoui a bénéficié d’une manne publique importante. Son association, l’USEPPM, a reçu 266 250 euros du Fonds Marianne créé après l’assassinat de Samuel Paty. La somme promise atteignait 355 000 euros, la plus élevée du dispositif. L’objectif était de produire un contre-discours républicain sur les réseaux. En réalité, l’argent a surtout servi à payer des salaires. Sifaoui lui-même a perçu plusieurs milliers d’euros nets par mois. Le bilan ? 13 courtes vidéos YouTube, la plupart sous les 200 vues, un Instagram à 155 abonnés et un Facebook quasi mort. Une production ridicule pour une enveloppe aussi généreuse.
L’affaire a éclaté en 2023. Perquisitions, commission d’enquête au Sénat, information judiciaire pour détournement de fonds publics et abus de confiance. L’inspection générale de l’administration a pointé un traitement privilégié et un projet peu réaliste dès le départ. Sifaoui a nié tout enrichissement personnel et accusé d’avoir été « instrumentalisé ». Les sénateurs ont relevé des contradictions. L’association, ancienne structure de préparation militaire recyclée, n’avait aucune expertise réelle dans la lutte contre le séparatisme. Le résultat ressemble davantage à une coquille vide qu’à une riposte efficace.
Fonds Marianne : l’audition de Sifaoui face à la Commission d’enquête sénatoriale est un naufrage
Ce schéma n’est pas isolé. Sifaoui a multiplié les polémiques : documentaires d’infiltration critiqués pour leur sensationnalisme (mafia chinoise), revues éphémères financées par la même association, contrats de consultant avec l’État en parallèle des subventions. Chaque fois, le discours martial côtoie une gestion opaque des deniers publics. Aujourd’hui, l’homme qui a produit si peu avec l’argent des contribuables se permet d’appeler à un Dresde à Gaza. Le décalage est sidérant.
Il révèle un personnage habitué aux formules chocs et aux montages financiers douteux. Reste à voir si la justice et le parquet traiteront cette nouvelle sortie avec la même sévérité que les précédentes affaires. Faut-il rappeler les propos de Sifaoui sur le voile islamique, propos islamophobes assumés !
Nous avons signalé le passage de l’émission à l’Arcom en espérant que des associations poursuivront en justice et Radio J et Sifaoui pour ces propos d’une rare sauvagerie.

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