
Le Parisien a perdu 71,3 millions d’euros en 2025. Le déficit a presque doublé en douze mois. Derrière ce chiffre se tient toute l’architecture des aides à la presse. Le titre appartient au multimilliardaire Bernard Arnault. LVMH a déjà injecté 150 millions pour recapitaliser la société. Les ventes en kiosque tombent à 24 275 exemplaires par jour, une honte. Le chiffre d’affaires glisse à 134,7 millions. Les lecteurs partent, l’argent, lui, continue d’arriver comme par magie malgré le gouffre financier !
Pourtant le quotidien n’est pas abandonné à lui-même. Le groupe Les Échos-Le Parisien figure parmi les premiers bénéficiaires des aides à la presse. Aujourd’hui en France a perçu 12,2 millions d’euros en 2024. L’aide par exemplaire atteint des dizaines de centimes. De véritables parasites de l’argent public tout en balançant un discours libéral violent ! Le propriétaire peut aligner des milliards, l’État complète quand même. De la pure folie ! Voilà le cœur du scandale : un journal en chute libre, porté par une fortune privée et par l’impôt.
Dès lors la question n’est plus seulement « combien ». Elle devient « à qui ». Les aides à la presse étaient justifiées par le pluralisme. Or les plus grosses enveloppes rejoignent souvent des groupes de milliardaires : Arnault, Dassault, Niel, Křetínský. Le reste du paysage ressemble à une rente. L’État paie une partie de la distribution. L’actionnaire paie le trou d’exploitation. Le lecteur, lui, n’achète plus. C’est du pur communisme à l’ancienne !
Souvenez-vous de la propagande folle de cette presse de caniveau pour le candidat macron dès 2015 ! Il faut croire que le public n’a pas oublié…
Faillite de la presse de propagande
Au fond le modèle a cassé pour des raisons banales. La vente au numéro s’effondre depuis des années. La publicité a quitté le papier pour Google et Meta. Le portage et le postage coûtent cher. Un plan de départs n’a pas stoppé l’hémorragie au Parisien. Les charges ont même continué de monter. La perte d’exploitation a grimpé à 50,7 millions. La recapitalisation de 150 millions ne referme rien. Sans oublier les salaires mirobolants des parasites qui se disent journalistes…
Malgré tout, le mot « indépendance » circule encore dans les discours officiels. Un journal qui survit grâce au luxe et au budget de la Culture n’est pas ruiné seulement dans ses comptes, il l’est dans son rapport au public. On peut discuter la ligne éditoriale. L’arithmétique, elle, ne discute pas. Quand 24 000 ventes quotidiennes en kiosque tiennent un titre historique, le produit n’intéresse plus assez de monde pour vivre de son marché.
Ainsi les aides à la presse ne rachètent pas une audience perdue. Elles prolongent des structures trop lourdes, trop aidées, trop liées à quelques fortunes. La Cour des comptes l’avait déjà dit à sa manière : le système coûte cher et corrige mal. Le Parisien en 2025 en donne la version brute : 71 millions de pertes. Des millions d’argent public. Un milliardaire qui renfloue. Et des kiosques de plus en plus vides…
N’importe quelle entreprise dans un environnement ultra capitaliste aurait fermé boutique avec une telle dette sauf la presse. Pourquoi ? Car elle se doit d’exister pour diffuser la propagande des élites corrompues.

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