Le Sénégal veut donner un nouvel élan à l’exploration pétrolière et gazière. Le ministère de l’Énergie et du Pétrole et le groupe italien Eni ont signé, en marge du salon Gastech 2026, qui se tient à Bangkok du 14 au 17 septembre, un Protocole d’Accord concernant les blocs offshore SN01M, SN02M, SN03M, SN07M et SN40M.
Dans le cadre de cet accord, Eni réalisera à ses frais des études préliminaires destinées à mieux évaluer le potentiel pétrolier et gazier des cinq zones. Les travaux porteront notamment sur l’analyse des données sismiques 2D et 3D et des données de puits disponibles, ainsi que sur l’évaluation du potentiel géologique et énergétique des blocs concernés.
Le protocole prévoit également des échanges techniques, l’organisation d’ateliers spécialisés et de transfert de connaissances. Le gouvernement sénégalais considère l’intérêt manifesté par Eni comme un signal positif pour l’attractivité de son bassin sédimentaire, dont une partie du potentiel reste encore à explorer.
PETROSEN au cœur de la stratégie
Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la promotion du domaine pétrolier national, notamment à travers une meilleure connaissance du sous-sol et une valorisation accrue des données disponibles.
La société nationale PETROSEN doit occuper une place centrale dans cette stratégie. Elle est appelée à renforcer ses capacités techniques et opérationnelles, à accroître sa maîtrise des données et à jouer un rôle accru dans l’évaluation des ressources et la construction de partenariats avec les investisseurs internationaux. Le protocole signé avec Eni la reconnaît notamment comme partenaire technique.
Pour le gouvernement, cet accord traduit la volonté de « remettre l’exploration au cœur » de la stratégie pétrolière du Sénégal et de mieux connaître, promouvoir et valoriser le potentiel du bassin sédimentaire national.
Les autorités veulent ainsi adresser un signal à l’industrie pétrolière et gazière internationale et favoriser le retour de l’exploration, avec l’objectif de susciter de nouvelles découvertes et de nouveaux investissements.
Le protocole ne constitue toutefois ni un contrat pétrolier ni une attribution de titre d’exploration ou d’exploitation, et n’accorde aucun droit automatique à la conclusion d’un futur contrat. Toute éventuelle étape ultérieure restera soumise aux procédures et approbations prévues par la législation sénégalaise.
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