Justice : le calot de l’infirmière Majdouline révèle le décalage absurde de l’AP-HP

Le calot de l’infirmière Majdouline révèle le décalage absurde de l’AP-HP

L’AP-HP a infligé 8 mois d’exclusion sans traitement à Majdouline B. pour un simple calot qu’elle a transformé en signe religieux ! Cette infirmière de la Pitié-Salpêtrière le portait chaque jour depuis 2018. La direction a d’abord parlé de laïcité avant de basculer sur l’hygiène, ce qui démontre sa totale mauvaise foi. En réalité ce n’est rien d’autre que de l’islamophobie déguisée non assumée. Le tribunal administratif de Paris a annulé la sanction le 27 octobre 2026.

Rien d’étonnant ni de nouveau au sein des institution. Une islamophobie d’état est en train de s’imposer en France en toute tranquillité, de manière totalement assumée. C’est la chasse aux musulmans et cette affaire en est une énième démonstration. En réalité l’islamophobie est tellement assumée que cette histoire de retrait de calot ne concernait que les Maghrébines-Africaines !

Aucune règle interne n’interdisait le calot pour des motifs sanitaires. L’administration n’a produit aucune preuve de risque infectieux réel. La désobéissance existe, mais l’ordre de retirer le calot ne menaçait aucun intérêt public grave, du vent. 8 mois d’exclusion deviennent donc disproportionnés alors que l’hôpital public a besoin de mains pour éviter les morts inutiles et les milliers de décès à cause des maladies nosocomiales…

La menace du « calot » qui terrorise la direction…

Pendant ce temps les urgences de l’AP-HP croulent sous la charge. Les équipes manquent de bras, les patients attendent des heures et certains meurent dans les couloirs. Les conditions de travail se dégradent année après année. Les soignants enchaînent les heures supplémentaires et les services ferment faute de personnel. C’est dans ce contexte que la direction a multiplié les convocations, les blâmes et les conseils de discipline pour un couvre-chef ! Sans oublier les dépenses inutiles en frais de justice !

Le décalage saute aux yeux. L’établissement a mobilisé des ressources juridiques et hiérarchiques pendant plus d’un an pour un accessoire non réglementé. Les syndicats et des élus du personnel le répètent : l’énergie aurait mieux servi les effectifs et les moyens de soin. Au lieu de cela la hiérarchie a poursuivi une bataille dont la justice a acté le caractère excessif.



La neutralité dans le service public reste un principe légitime. Toutefois ici l’argument hygiène s’est effondré et la proportionnalité a fait défaut. La justice a donc remis les pendules à l’heure. Cette affaire illustre comment une administration peut créer un problème artificiel alors que ses urgences s’effondrent. Les patients et les soignants méritent mieux que des procédures interminables pour un calot à cause de la bêtise crasse des dirigeants.

L’AP-HP a annoncé faire appel, pourtant le jugement reste clair mais on peut compter sur sa bêtise pour continuer à s’enfoncer. Affaire à suivre…


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