
Le groupe TotalEnergies affiche des profits records année après année. Pourtant, en France, ses 37 000 salariés ne génèrent aucun bénéfice imposable. Ce contraste frappe de plein fouet les contribuables qui subissent des impôts toujours plus lourds. Patrick Pouyanné, le PDG, dirige cette mécanique depuis des années sans véritable obstacle. C’est encore plus spectaculaire en temps de guerres et déstabilisation du monde. Ce qui rend ce business de charognards encore plus malsain…
En 2024, la ligne « reste du monde » du rapport fiscal du groupe a concentré 5,9 milliards de dollars de bénéfices. Cette catégorie regroupe essentiellement la Suisse et Singapour. Là-bas, environ 1 600 salariés suffisent pour engranger ces sommes colossales. Pendant ce temps, les activités françaises de raffinage et de distribution restent déficitaires. Résultat : presque aucun impôt sur les sociétés versé à l’État français. Mécanique bien huilée.
Cette situation n’a rien d’accidentel, les filiales de trading à Genève et à Singapour achètent et revendent le pétrole aux entités françaises à des prix qui maximisent les marges hors de France. Les règles internationales autorisent ces prix de transfert tant qu’ils restent proches des cours du marché. Ainsi, les profits migrent naturellement vers des zones à fiscalité plus douce, autour de 15 %.
Les guerres et les tensions géopolitiques amplifient le phénomène. L’envolée des prix du pétrole et du gaz dope directement les résultats du groupe ce qui devrait être l’inverse. L’ogre Pouyanné en profite pleinement, tout en annonçant parfois des plafonnements temporaires à la pompe. Ces gestes restent limités face aux milliards qui s’accumulent ailleurs. Les citoyens, eux, voient leur pouvoir d’achat s’éroder sous le poids des taxes sur les carburants. D’aucuns sont incapables d’assumer des trajets maison-travail préférant dormir dans leurs véhicules !

Le gouvernement complice de TotalEnergies
Depuis plusieurs années, des économistes comme Gabriel Zucman dénoncent cette opacité. Le PDG a lui-même reconnu devant l’Assemblée nationale que la Suisse et Singapour représentaient l’essentiel de cette ligne « reste du monde ». Malgré cela, le groupe maintient sa communication sur un taux d’imposition mondial d’environ 40 %. Ce chiffre global masque la réalité locale : la France, siège historique du groupe, ne touche presque rien sur les bénéfices. Walou, nada.
Ce système perdure parce que les contrôles restent insuffisants et que les règles fiscales internationales favorisent ces arbitrages. C’est le modèle ultra libéral déréglementé que les élites apatrides ont imposé en Occident. Les PME et les salariés n’ont pas cette latitude. Et oui, nous on paie l’impôt là où on travaille en créant de la vraie valeur. Le voleur TotalEnergies, en revanche, choisit où ses marges doivent apparaître. Tant que cette pratique restera tolérée, le fossé entre les multinationales et les citoyens ordinaires continuera de se creuser. La France et son peuple continueront de se paupériser, pillés par ces vautours voraces.
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