Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, s’est entretenu samedi 29 août à Luanda, en Angola, avec son homologue sénégalais Cheikh Niang. La rencontre s’est tenue en marge de la 26ᵉ session extraordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine et a porté sur les relations bilatérales ainsi que sur plusieurs dossiers régionaux et continentaux.
Cet échange s’inscrit dans une relation ancienne entre le Maroc et le Sénégal. Les deux pays entretiennent depuis plusieurs décennies des liens politiques, économiques, religieux et humains étroits, accompagnés d’une concertation diplomatique régulière.
À l’issue de la rencontre, Cheikh Niang a décrit les relations entre les deux pays comme denses, riches et constantes, allant jusqu’à évoquer une « relation fusionnelle qui évolue selon les attentes de nos deux chefs d’État ». Le chef de la diplomatie sénégalaise s’est également félicité de « l’excellence » de la coopération bilatérale et de la constance des liens entre les deux peuples.
Les discussions ont, selon lui, fait apparaître une forte convergence sur l’ensemble des questions abordées. « Aucun désaccord », a assuré Cheikh Niang, réaffirmant la volonté des deux gouvernements de poursuivre cette dynamique et de porter leur coopération « encore beaucoup plus loin ».
Une feuille de route pour approfondir la coopération
Nasser Bourita a de son côté replacé la rencontre dans la continuité des consultations régulières entre Rabat et Dakar. Cette concertation dépasse le seul cadre bilatéral et s’étend aux questions régionales et continentales.
Les deux ministres ont notamment examiné la feuille de route de leur coopération et les moyens d’en accélérer la mise en œuvre. Ils ont également évoqué les moyens de redynamiser les mécanismes de partenariat déjà existants.
Pour Nasser Bourita, la relation entre les deux pays conserve un caractère singulier sur le continent. « Aucun pays en Afrique n’a la même relation que celle que le Maroc et le Sénégal ont développée au cours des décennies », a déclaré le ministre marocain.
Cette volonté de renforcer le partenariat s’inscrit ainsi dans la continuité d’une coopération déjà étendue, que Rabat et Dakar souhaitent maintenir dynamique et régulière.
Une coordination étendue au Sahel et à l’Afrique atlantique
La rencontre de Luanda a également permis aux deux responsables d’aborder plusieurs enjeux africains. Le Sahel et l’Afrique atlantique figurent parmi les dossiers sur lesquels le Maroc et le Sénégal entendent poursuivre leur coordination.
Cette concertation concerne également plusieurs questions régionales et multilatérales liées au continent africain. Rabat et Dakar affichent ainsi leur volonté de maintenir un dialogue étroit, aussi bien dans leur relation bilatérale que sur les dossiers africains, tout en consolidant un partenariat que les deux parties présentent comme unique sur le continent.
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