Le clown Boualem Sansal refuse l’étiquette d’extrême droite, peuchère. Lors de son interview sur Public Sénat le 14 avril 2026, la journaliste Oriane Mancini lui pose la question directe et légitime : « Est-ce que vous ne vous rapprochez pas de l’extrême droite ? ». L’écrivain se définit comme un homme libre qui picore à droite comme à gauche avec un français plus qu’indigent. Pourtant, les faits s’accumulent depuis des années contredisant ses propos.
D’abord, l’entrevue croisée avec Philippe de Villiers fait la une du JDD le 12 avril 2026. Les deux hommes alertent sur « la France au bord de l’abîme ». Ils dénoncent une atmosphère de fin de civilisation, l’avancée de l’islamisme et l’immigration incontrôlée. Cette complicité visible renforce les soupçons.
Ensuite, Sansal change d’éditeur. Il quitte Gallimard pour Grasset, maison du groupe Bolloré, c’est signé. Ce transfert coïncide avec des apparitions massives dans des médias comme CNews ou Europe 1. Il donne aussi des interviews à Frontières, média souvent qualifié d’extrême droite. Il y critique les frontières algéro-marocaines et appelle parfois à fermer les mosquées. Il assume des amitiés avec d’anciens membres du Front national devenus Rassemblement national.
Son soutien à l’israël complète le tableau. Dès 2012, Sansal se rend au festival des écrivains de Jérusalem. Il en revient « enchanté » et défend le droit de l’entité sioniste à exister. Aujourd’hui, il condamne fermement le Hamas et le Hezbollah. Il met en cause l’axe iranien plutôt que les opérations militaires israéliennes à Gaza ou au Liban, même face aux mandats de la CPI contre Netanyahu. Cette posture pro-israélienne, rare chez un intellectuel arabe, lui vaut l’appui de figures comme Éric Zemmour ou des milieux pied-noirs attachés à une relecture de l’histoire coloniale qu’il glorifie !
Sansal nie toute dérive. Il se présente en dissident laïque persécuté par le régime algérien, meskine. Plus comique encore, lorsqu’il est critiqué, c’est toujours les mêmes qui viennent à sa rescousse, les membres de la droite dure et de l’extrême droite sioniste ! Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es…
Reste à savoir pourquoi il n’assume pas ce positionnement politique pourtant très clair ! Pas intelligent, pas cohérent et surtout pas courageux !