Le Collectif LIBRe interpelle le préfet sur l’injustice vaccinale


Dans un communiqué diffusé ce lundi sur les réseaux sociaux, le Collectif LIBRe réagit fermement au message publié la veille par le préfet de l’Ariège, Hervé Brabant, sur Facebook.

prefet

Le préfet avait condamné « les appels à la haine, les menaces et les intimidations » dirigés contre les forces de l’ordre et les vétérinaires à la suite de la vaccination forcée du troupeau de Christelle Record, le vendredi 17 avril à Baulou. Il avait annoncé le dépôt de plaintes et rappelé que la vaccination contre la Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC) visait à protéger le cheptel ariégeois.

Le Collectif LIBRe, créé en décembre 2025 pour s’opposer à l’obligation vaccinale, commence par condamner sans ambiguïté « toute forme de haine, d’insultes, de menaces ou d’appels à la violence ». Il regrette cependant que le préfet fasse l’amalgame entre ces débordements isolés et un mouvement qui se veut « pacifique et légal ».

Le communiqué va plus loin en dénonçant la disproportion manifeste des moyens déployés : plus d’une centaine de gendarmes, une sous-préfète, et des vétérinaires réquisitionnés du Zoo African Safari de Plaisance-du-Touch pour vacciner une trentaine de bovins. Selon plusieurs témoignages et images relayées, des animaux ont été fléchés à distance dans les prés avec un matériel de capture chimique destiné à la faune sauvage (pistolet à fléchettes, anesthésiants puissants comme le Zoletil, la médétomidine ou la kétamine). Ces protocoles, normalement utilisés pour des zèbres, gnous ou girafes, ont été perçus comme inadaptés et brutaux par l’éleveuse et ses soutiens.

Le Collectif LIBRe met en lumière le sentiment d’injustice profonde ressenti par Christelle Record. L’éleveuse, qui défendait un projet d’immunité naturelle pour son cheptel, avait explicitement refusé la vaccination. Elle a dénoncé une atteinte à son consentement, à sa conscience, un stress important infligé aux animaux et une forme de maltraitance. Choquée par l’opération, elle a annoncé son intention de mettre fin à son activité d’éleveuse.

Autre point saillant soulevé : les justifications scientifiques avancées lors de l’audience en référé-liberté. La sous-préfète Sophie Pauzat avait invoqué l’urgence en citant la résurgence de la DNC en Sardaigne chez des animaux non vaccinés. Or, selon le communiqué officiel du ministère italien de la Santé du 16 avril 2026, le premier foyer confirmé à Muravera concernait des veaux d’environ quatre mois nés de mères vaccinées. Ce détail, absent du message du préfet, interroge l’efficacité réelle de la vaccination obligatoire et la solidité des arguments d’urgence.

Le Collectif demande donc :

  • La reconnaissance de la disproportion des moyens et des méthodes employées,
  • L’ouverture d’un véritable dialogue avec les éleveurs concernés,
  • La recherche d’alternatives sérieuses à la vaccination forcée,
  • La réparation des préjudices subis par Christelle Record et son troupeau.

Alors que le département de l’Ariège affiche déjà un taux de vaccination proche de 99,9 %, le Collectif LIBRe réaffirme sa détermination à poursuivre son combat par les voies légales et judiciaires, tout en se déclarant ouvert à une médiation constructive.

Ce communiqué met en évidence que, au-delà de la condamnation légitime des excès, des questions essentielles sur la proportionnalité, le respect du consentement, la pertinence scientifique et la confiance entre l’État et les éleveurs restent pour l’instant sans réponse claire de la part des autorités.





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