L’Iran réfute les allégations du Conseil de coopération du golfe, par Amir Saeid Iravani


D’ordre de mon Gouvernement, je vous écris comme suite à la lettre du 23 avril 2026 envoyée par le Représentant permanent du Royaume de Bahreïn auprès de l’Organisation des Nations Unies, agissant en qualité de Président de la 165e session du Conseil de la Ligue des États arabes, par laquelle il transmet la résolution no 9245 dudit Conseil (S/2026/361).

La République islamique d’Iran rejette catégoriquement et sans équivoque cette résolution dans son intégralité, ainsi que les allégations infondées, trompeuses et motivées par des considérations politiques qu’elle contient. L’Iran considère que cette résolution est manifestement partiale, dépourvue de tout fondement factuel et juridique, et qu’il s’agit d’une tentative délibérée de promouvoir un discours politique partisan et prémédité. Il est profondément regrettable que cette soi-disant résolution ignore délibérément les origines incontestables de la situation sur le terrain. Le fait central et irréfutable que les États-Unis et le régime israélien ont commis des actes d’agression et mené des attaques armées illégales et non provoquées contre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République islamique d’Iran, en violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations Unies, est largement passé sous silence. Au contraire, la résolution constitue une tentative de déformer tant les faits que le cadre juridique applicable en attribuant à tort la responsabilité à l’Iran, l’État même qui est victime de cette guerre d’agression illégale.

Le Secrétaire général et la présidence du Conseil de sécurité ont déjà été informés à plusieurs reprises de la position juridique de la République islamique d’Iran quant aux causes profondes de la situation actuelle, à la résolution 2817 (2026) du Conseil de sécurité, et à l’exercice légitime de son droit naturel de légitime défense que lui confère le droit international, y compris les mesures prises dans le golfe Persique et le détroit d’Ormouz, ainsi qu’à la responsabilité internationale de l’État du Qatar, du Royaume de Bahreïn, de l’État du Koweït, du Royaume d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et du Royaume hachémite de Jordanie pour les faits internationalement illicites qu’ils ont commis et le rôle indéniable qu’ils ont tenu en apportant une aide ou une assistance à l’agresseur.

La République islamique d’Iran réaffirme que toute tentative visant à déformer la réalité ou à soustraire les auteurs d’actes d’agression à toute responsabilité ne modifiera en rien les faits juridiques et ne dispensera pas les responsables de leurs obligations internationales ni des conséquences qui en découlent.

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir faire distribuer le texte de la présente lettre comme document du Conseil de sécurité.





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