À Paris, un locataire sur deux sacrifie déjà un tiers de ses revenus pour payer son loyer. Pire, un jeune de moins de 30 ans sur deux y consacre jusqu’à la moitié de ses ressources. Cette situation asphyxie le pouvoir d’achat.
Les loyers ont bondi de 3,5 % en un an dans la capitale. Un deux-pièces de 50 m² atteint désormais 1 662 euros hors charges. L’offre locative s’effondre tandis que la demande reste forte.
L’État aggrave le scandale. La taxe foncière a grimpé de 35 % en cinq ans. Les propriétaires répercutent ces hausses sur les loyers. Ajoutez les normes DPE et l’encadrement qui réduisent l’offre : le cercle vicieux s’accélère.
Les banques ont largement alimenté cette bulle. Avec des taux très bas pendant des années, elles ont permis aux acquéreurs d’emprunter plus. Résultat : les prix ont grimpé mécaniquement. Aujourd’hui, même à 3,3-3,5 %, les mensualités explosent pour le même bien. Un crédit de 400 000 € coûte nettement plus cher qu’avant.
Résultat ? Des classes moyennes et jeunes actifs étranglés. Le logement dévore les budgets. Il devient urgent de libérer la construction et de maîtriser la fiscalité locale pour stopper cet appauvrissement massif qui créer des zombis dociles…