Les Sans Terre du Brésil renforcent leur solidarité avec la révolution vénézuélienne


Répartis en groupes de base : Juventude Zamorana, Dandara a Avançadora, Nalú Farias, Raízes Latino-Americanas, Negra Matea et Cacica Apacuana , nous nous sommes rendus dans les régions des Andes, du Centre-Capitale, des Llanos, de l’Oriente, dans l’immense région de Guyana et du Centre-Ouest du pays. En parcourant les communes de ces différents États, nous nous sommes enrichis de la diversité des expériences et des nuances du processus révolutionnaire en cours, qui a beaucoup à nous enseigner.

Nous avons été accueillis par un peuple généreux, sensible et disposé à échanger des idées sur la réalité de nos pays, nos luttes et nos perspectives d’avenir pour la révolution. Nous avons été frappés par la beauté des paysages montagneux, par l’art et la culture populaires ; nous nous sommes imprégnés de la joie des gens, qui ne leur a été enlevée sous aucun prétexte. Nous sommes venus offrir notre étreinte la plus fraternelle de solidarité et, à chaque endroit, nous avons reçu plus que ce que nous pouvions donner.

Dans un pays qui lutte et démontre sa force dans les rues, nous avons rejoint diverses mobilisations pour manifester notre soutien et notre solidarité en tant que peuples frères, comme lors du rassemblement organisé à l’occasion de l’audience de Nicolás Maduro et de Cilia Flores, lors de la mobilisation populaire dans tout le pays « pour un Venezuela libre de sanctions et de blocus » et lors de la manifestation marquant les 20 ans de la Loi organique des conseils communaux.

Contrairement aux discours relayés par les médias bourgeois, qui parlent d’un « Venezuela chaotique », sans soutien au président ou à la présidente par intérim Delcy Rodríguez, nous avons constaté une unité politique et la conviction que seuls le peuple du Venezuela et le gouvernement révolutionnaire pourront garantir la paix. C’est pourquoi nous accompagnons leur exigence du retour de Nicolás Maduro et de Cilia Flores, ainsi que la fin des sanctions et des blocus qui étouffent l’économie populaire, afin de gouverner en toute liberté.

Depuis 2014, le Venezuela est classé par les États-Unis comme une menace pour leur sécurité nationale, ce qui se traduit par plus de 1000 mesures coercitives illégales qui affectent l’économie vénézuélienne. La principale source de revenus du pays est le pétrole, mais le blocage des relations commerciales, en plus de diverses autres sanctions, entraîne une pénurie des devises nécessaires pour s’intégrer au marché mondial. Nous constatons au quotidien comment cette situation se traduit par des salaires bas, la dévaluation et la fluctuation rapide de la monnaie (le bolivar), l’impossibilité d’importer des technologies pour améliorer les infrastructures des services d’eau, d’électricité, d’éducation, de santé et d’alimentation, ce qui porte atteinte aux droits humains fondamentaux. Les communautés sans accès à l’eau potable en sont un exemple, car ceux qui pourraient vendre les outils et les technologies nécessaires à la réparation des canalisations sont précisément ceux qui imposent les sanctions, et il en va de même pour d’autres services. La guerre contre le Venezuela ne commence pas en 2026, avec l’enlèvement du président et les bombardements qui ont tué 130 personnes à l’aide de technologies empêchant l’identification des corps. La guerre est historique, médiatique, économique, et elle a engendré la violence, la famine et la migration forcée de la population.

Comment surmonter cette situation ? Alors que l’appareil productif est affecté par des sanctions criminelles, nous avons pu observer les efforts constants des communes pour devenir des espaces autosuffisants et autonomes, grâce à des processus de production capables de générer des excédents destinés à répondre aux besoins des communautés. Nous avons compris comment les consultations populaires, mises en place en 2024 par le gouvernement de Nicolás Maduro, ont donné vie et insufflé une force particulière à l’organisation populaire, qui décide tous les quatre mois quels projets financer grâce aux ressources transférées directement par le gouvernement révolutionnaire. Beaucoup d’entre eux sont destinés, en premier lieu, à la mise en place de services de base et d’autres aux projets productifs qui renforcent l’économie communale.

Dans cette optique, immergés dans le processus d’organisation de chaque communauté, nous réalisons des travaux bénévoles dans divers domaines productifs : entretien de potagers agroécologiques, nettoyage et embellissement des espaces, soutien à la construction d’espaces collectifs, entre autres, pour apporter notre pierre à l’édifice de leur programme d’action concret.

Pour Pedro Gonzáles, directeur de la Fondation pour le développement et la promotion du pouvoir communal (FundaComunal) de l’État de Trujillo, il s’agit là d’une tâche très importante. « nous admirons votre engagement, votre humilité, l’effort que chacun d’entre vous fait pour être ici, en laissant derrière vous vos familles, pour vous engager dans le projet de Bolívar, dans le projet de Chávez ».

Un autre représentant de FundaComunal Henry Ruiz, a évoqué l’importance de la Brigade et ses caractéristiques. « C’est tous ensemble, dans la diversité, que nous pouvons construire, et vous en êtes la preuve car chacun a des parcours différents, des pensées différentes, tout comme chacun d’entre nous perçoit l’action politique sur le territoire. Et cela, au final, nous a conduits à un consensus, à un accord, qui est de construire, dans ce cas, la commune, un pas en avant dans l’organisation, dans le pouvoir populaire sur son territoire, ce que nous voulons construire ». « Nous sommes très reconnaissants de ne pas être seuls, d’être nombreux à croire en la commune ».

Forts de l’échange d’expériences et d’un profond esprit de lutte et de solidarité, nous nourrissons également notre idéologie révolutionnaire. Touchés par un peuple qui résiste, nous rendons hommage à nos martyrs, ceux qui nous ont enseigné qu’il n’y a pas de répit pour les peuples qui continuent de s’organiser pour la liberté. C’est pourquoi, le 17 avril, Journée internationale de lutte pour la Terre, nous avons commémoré les 30 ans du massacre d’Eldorado do Carajás, où 21 paysans du MST ont été assassinés au Brésil, alors qu’ils marchaient à la recherche de terres à cultiver. Et le 11 avril, jour du coup d’État contre le président Hugo Chávez, qui a été rétabli dans ses fonctions 48 heures plus tard grâce aux manifestations populaires dans les rues. Chaque « 11 avril a son 13 avril » : le souvenir de cet événement nous incite à continuer de nous organiser ; c’est là que résident notre force et notre attachement profond à l’exercice du pouvoir populaire. Nous le disons haut et fort :

« Le Venezuela n’est pas une menace mais une espérance ! »,

« La Commune ou rien ! »

« Liberté pour Nicolás Maduro et Cilia Flores ! »



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