L’Algérie veut renforcer sa cybersécurité grâce à l’expertise russe — RT en français



Alger affiche son intérêt pour les solutions russes en matière de cybersécurité et de numérique. Les autorités algériennes cherchent à renforcer leur souveraineté numérique face à la multiplication des risques cyber et aux lacunes structurelles du secteur.

Dans une déclaration faite aux journalistes ce 14 mai, lors du XVIIᵉ Forum économique international Russie – Monde islamique, le ministre algérien de l’Économie de la connaissance, des Startups et des Microentreprises, Noureddine Ouddah, a fait part de l’intérêt de son pays pour l’expertise russe en matière de cybersécurité et de solutions numériques, ajoutant que l’Algérie envisageait une coopération avec la Russie dans ce domaine.

Selon le ministre, une telle coopération pourrait être particulièrement efficace et bénéfique. Il a notamment souligné l’ambition de « faire de l’Algérie un pôle d’intelligence artificielle et un centre de données », estimant que cela représentait « une excellente opportunité pour la Russie ».

La cybersécurité constitue désormais un enjeu de souveraineté nationale, selon la presse algérienne, qui souligne la nécessité de protéger les données sensibles et les systèmes critiques, tout en pointant des efforts encore insuffisants dans ce secteur.

L’Algérie a renforcé son arsenal juridique en instituant, par décret présidentiel, un système national de sécurité des systèmes d’information dès 2020. Plus récemment, en janvier 2026, des structures dédiées à la cybersécurité ont été créées dans l’ensemble des institutions publiques.

Modernisation numérique et vulnérabilités persistantes

Avec le recours de plus en plus important au paiement électronique, la dématérialisation des services publics et le stockage de données sensibles, les cibles potentielles d’attaques informatiques se multiplient. Si l’Algerian Computer Emergency Response Team (DZ-CERT) existe justement pour coordonner les réponses aux incidents et contrer ces menaces, ses capacités demeurent inégales selon les secteurs concernés, rapporte Le Matin d’Algérie.

Parmi les principaux défis figurent la modernisation du parc informatique, la mise en place d’audits réguliers et la formation de spécialistes en cybersécurité. L’Algérie doit encore consolider sa souveraineté numérique en mobilisant davantage de financements, de formations et une véritable culture de sécurité partagée afin de protéger efficacement son cyberespace national. Dans ce contexte, le savoir-faire russe apparaît comme un soutien potentiel pour accélérer le développement du secteur.



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