
On s’étonne de la disproportion phénoménale de la riposte israélienne aux attaques du Hamas du 7 octobre 2023. Ce n’est plus dent pour dent mais dent pour cent, pour mille, dix-mille, cent-mille… Cependant, cette disproportion inouïe de violence meurtrière s’inscrit tout à fait dans l’histoire juive. Remontons à l’Empire perse qui accueillait une communauté juive. L’empereur Xerxès 1er voulut se choisir une nouvelle femme et jeta son dévolu sur Esther, qui, sous les conseils de son tuteur Mardochée, ne révéla pas à Xerxès qu’elle était juive. Haman, premier conseiller de l’empereur, exigeait que tous s’inclinassent devant lui. Mardochée ne s’inclina pas. Furieux, Haman, entreprend d’en finir avec les juifs et prépare un décret. Esther intervint alors auprès de Xerxès qui fait finalement exécuter Haman, et autorise les juifs dans l’empire à tuer leurs ennemis ou supposés tels… ; 75 000 perses furent ainsi tués, précise la Bible juive. Mais remontons plus loin le fil de cet atavisme criminel bestial insatiable. Dina, la fille de Jacob, avait été enlevée par Sichem, qui voulut l’épouser. Son père, Hamor, tente alors de négocier avec Jacob et ses fils une alliance des familles par un mariage. Siméon et Lévi, fils de Jacob, feignent d’accepter sous réserve que toute la population mâle de Sichem subisse la circoncision. Cette condition est acceptée, et la nuit, alors que la population mâle est convalescente, Siméon et Levi entrent dans la ville et tuent toute la population mâle !… Vous avez dit démoniaque ?… Jacob fut tellement abasourdi par ce carnage qu’il maudira Siméon et Lévi sur son lit de mort. Mais on peut remonter plus loin encore cet acharnement au meurtre. Lamech, descendant de Caïn, disait à ses femmes : « J’ai tué un homme pour ma blessure, et un jeune homme pour ma meurtrissure. Caïn sera vengé sept fois, et Lamech soixante-dix-sept fois » !!… Voilà où semble s’originer la disproportion criminelle insatiable d’Israël. L’atavisme criminel israélite semble donc hérité de Caïn, qui lui-même, pour un simple accès de jalousie, tue son frère cadet Abel… Caïn ne serait-il pas l’ancêtre occulte des israélites ?… Notons tout de même que Caïn est anormalement protégé et honoré dans la Torah, et précisément dans la Genèse. Même si Caïn est condamné à l’errance par Yahvé, il n’en reste pas moins protégé par une marque que Yahvé place sur son visage. « Si quelqu’un tuait Caïn, Caïn serait vengé sept fois. Et l’Éternel mit un signe sur Caïn, afin que ceux qui le trouveraient ne le frappent point » (Genèse 4, 15). À la fin de ce chapitre 4 de la Genèse, la descendance de Caïn est étrangement honorée, comme fondatrice de civilisation ; Jubal, inventeur de la lyre et la harpe, Tubal-Caïn premier forgeron, et Caïn lui-même bâtisseur de la première ville… Les rédacteurs de la Torah manifestent une indulgence, une sollicitude et une déférence pour le moins mystérieuse pour Caïn et sa descendance. Pour l’essentiel, la Torah a été mise par écrit après le retour d’exil de Babylone. Et qui dit Babylone dit Sumer. La similitude frappante entre les innovations civilisationnelles sumériennes et celles de la lignée caïnite nous fait évidemment envisager que Caïn et sa descendance fondèrent Sumer. Après Sumer, l’héritage Caïnite passa à Babylone. Non seulement l’héritage mais peut être aussi la lignée de Caïn. Lignée qui entra sans doute en contact avec les israélites en exil à Babylone. Ou peut-être que cette lignée était déjà présente parmi les israélites, le « peuple à la nuque raide »… Un indice laisse à penser que ces israélites venaient originellement de Sumer : Abraham venait d’Ur, grande ville sumérienne. Évidemment, Abraham n’avait pas lui-même cet atavisme criminel bestial présent chez Siméon et Lévi, mais il appartenait à une lignée qui portait cet atavisme, qui se manifeste chez Levi et Siméon, mais pas chez Joseph ni chez Benjamin, deux autres fils de Jacob. Dans le Livre des Jubilés (8, 7), il est écrit que Azurad, la fille de Nemrod, épousa Eber, qui est l’ancêtre d’Abraham. Nemrod qui lui-même descend de Naama, épouse de Noé et descendante de Caïn…, selon le Bereshit Rabbah (23, 3)… Seul Caïn, enfant de l’union d’Eve et du Serpent (midrash aggadique de rabbi Eliezer, chapitre 21), peut expliquer cette fanatique passion du meurtre chez certains israélites. Avez-vous une autre explication ?… En outre, Yahvé rend la terre hostile à Caïn, qui va donc mépriser cette terre, cette nature créée par Yahvé, et glorifier l’esprit rebelle et transgressif du Serpent, se fixant pour but de soumettre cette nature hostile, la maîtriser, l’arraisonner, la posséder, jusqu’à s’affranchir et de cette nature et du dieu qui la créée et de ses lois morales, jusqu’à s’affranchir de la mort elle-même par la science… Caïn fut le premier gnostique, à Sumer, où émergea la science… Jacques Attali est un parfait caïnite lorsqu’il déclare : « la nature est intrinsèquement hostile à l’homme (à l’homme israélite, depuis Caïn, Ndlr) ; la transgression est le moteur du progrès, et les israélites sont l’avant-garde de la transgression ». S’affranchir de la mort par la science fut donc le désir maudit de Caïn, dont les transhumanistes sont les héritiers… parmi lesquels Harari, Attali, Laurent Alexandre… désir maudit car cette science finit inéluctablement par réduire le sujet humain à un objet, réparable, interchangeable, augmentable, finissant donc par tuer le sujet. Ultime meurtre de l’esprit maléfique de Caïn…
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