Le groupe français TotalEnergies a annoncé, le 23 juillet, un bénéfice net de 5,4 milliards de dollars au deuxième trimestre 2026, soit deux fois plus qu’à la même période l’année précédente, où il s’élevait à 2,7 milliards de dollars. Cette forte progression s’explique notamment par la hausse des prix des hydrocarbures liée aux tensions et à la guerre au Moyen-Orient.
Le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, a indiqué que TotalEnergies avait bénéficié de son modèle intégré et de sa diversification pour enregistrer un résultat net ajusté de 6 milliards de dollars, un indicateur particulièrement suivi par les marchés financiers. Sur l’ensemble du premier semestre, le bénéfice net atteint 11,2 milliards de dollars, en hausse de 73 % sur un an.
Ces résultats interviennent dans un contexte international marqué par les incertitudes géopolitiques et les tensions sur les marchés de l’énergie. La hausse des cours du pétrole et du gaz a permis aux grands groupes énergétiques d’améliorer leurs performances financières, malgré les débats persistants sur leur rôle dans la transition énergétique.
Un décalage abyssal avec les Français
En France, les résultats du groupe ont relancé les critiques sur sa fiscalité. TotalEnergies est régulièrement accusé de ne pas contribuer suffisamment à l’impôt national au regard de ses profits mondiaux. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a toutefois défendu l’entreprise, affirmant qu’il fallait « refuser le Total Bashing ». Elle a estimé que la présence d’un grand groupe énergétique français constituait « une chance » pour garantir l’approvisionnement du pays en carburants.
TotalEnergies rappelle de son côté son poids économique international, affirmant verser en moyenne environ 25 milliards de dollars par an en impôts sur les sociétés et taxes à la production entre 2022 et 2025. Le groupe revendique un chiffre d’affaires annuel proche de 200 milliards de dollars.
Pendant que TotalEnergies enregistre des bénéfices records, les consommateurs français restent confrontés à la hausse des prix de l’énergie. À la pompe, le prix de certains carburants a de nouveau dépassé le seuil symbolique des 2 euros par litre dans plusieurs stations, accentuant la pression sur le budget des ménages. Cette situation alimente les critiques sur le décalage entre les profits des grands groupes pétroliers et le coût supporté par les automobilistes, notamment dans un contexte d’inflation persistante.
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