Ce que Liberta Local va changer dans votre quartier — et pourquoi j’ai besoin de vous

Ce que vous allez lire n’est pas une enquête. C’est une lettre — et une invitation : celle d’imaginer avec moi la rue, le village, le quartier où nous pourrions vivre demain.

Je consacre aujourd’hui à peu près tout mon temps disponible à trois choses : informer, relocaliser l’économie, et recréer du lien entre les gens autour de projets qu’ils peuvent bâtir ensemble, près de chez eux. Parce que je suis convaincu que c’est de ces liens-là — noués à hauteur d’une rue, d’un marché, d’un four à pain partagé — que naîtra l’avenir dont nous avons vraiment envie. Pas d’un plan venu d’en haut. De voisins qui finissent par se parler.

Ces trois choses portent deux noms : Liberta Press, le média que vous lisez, et Liberta Local, la plateforme que je bâtis depuis octobre 2025. Les deux sont gratuits. Les deux tournent sur mes propres deniers, entre 180 et 250 heures de travail chaque mois. Et j’ai envie, pour une fois, de ne pas commencer par les chiffres qui font peur — mais par ce que ces outils changent, très concrètement, dans une journée ordinaire.

Une chose tout de suite, parce que c’est le cœur du sujet : les grandes plateformes prélèvent jusqu’à 30 % sur chaque vente d’un producteur. Sur Liberta Local, c’est zéro. Pas de commission, pas d’abonnement, pas de publicité, aucune donnée revendue. Voilà pourquoi ça ne peut pas tenir tout seul — et pourquoi je vous écris.

🌅 Un samedi, quelque part

Un village, ou un quartier. Disons qu’il ressemble au vôtre. Rien de ce qui suit n’a été inventé : chacun de ces moments correspond à une fonctionnalité qui tourne déjà. Il ne manque que les gens.

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6 h 40
Camille, entre deux rangs

Le jour se lève à peine. Camille coupe ses dernières salades, celles qui partiront ce matin. Elle sort son téléphone, encore les mains dans la terre : douze paniers disponibles aujourd’hui. Trois minutes plus tard, c’est en ligne, visible de tout le village. Pas d’intermédiaire, pas de commission prélevée au passage, aucun algorithme qui décide si elle mérite d’être vue.

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8 h 05
Vous, à peine réveillé

Vous ouvrez la carte de votre quartier. Un point s’allume à quatre cents mètres : les paniers de Camille. Vous réservez le vôtre en trente secondes, vous payez en euros — ou en monnaie libre, si c’est votre truc. Et au passage, vous découvrez qu’un boulanger fait du pain au levain deux rues plus loin. Il est là depuis six mois. Vous ne le saviez pas. Personne ne le savait.

🎁
9 h 20
Déjà payé par quelqu’un d’autre

Sur la fiche d’un commerce, une mention discrète : « produit suspendu disponible ». Quelqu’un, un jour, a réglé quelque chose d’avance pour une personne qui n’en aurait pas les moyens. Un café — mais aussi bien un pain, un kilo de pommes, un panier de légumes, un repas complet : n’importe quel produit du catalogue. Il suffit de le demander. Pas de justificatif, pas de dossier à monter, pas de regard en coin. C’est une tradition napolitaine vieille d’un siècle, née autour d’un café au comptoir ; je l’ai simplement étendue à tout ce qui se vend, et remise à portée de clic.

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11 h 00
Hélène s’installe chez Rosa

Hélène fait des fromages de chèvre. Elle n’a pas de boutique et n’en aura jamais les moyens. Alors chaque vendredi, de 17 h à 19 h, elle pose ses caisses dans un coin de l’épicerie associative de Rosa, qui lui prête un bout de comptoir. Pas de loyer, pas de pourcentage, pas de contrat : un service rendu, simplement. Les habitants commandent la veille ou passent sur place — c’est Hélène qui encaisse, c’est Hélène qui repart avec. La carte affiche tous ces points d’accueil, avec leurs jours et leurs horaires.

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14 h 30
Les premières asperges

Un maraîcher ajoute ses asperges à sa boutique en ligne. Il tape « asperge », et la plateforme lui propose déjà les mois où elles sont de saison — calculés d’après l’endroit exact où il cultive, parce que ce n’est pas la même chose en Provence et en Normandie. Il confirme. C’est tout. Aucune case obscure à remplir, aucun tableur à comprendre.

🚲
16 h 00
La tournée de Jean

Jean livre. C’est un producteur qui l’a recruté et déclaré sur la plateforme, avec son propre compte, rien que pour ça. À 8 h ce matin, son itinéraire était déjà calculé : l’ordre des arrêts, la route la plus courte, l’heure de passage chez chacun. Un bouton prévient le client que la livraison arrive ; un autre ouvre le GPS sur la bonne adresse, déjà renseignée.

À l’avant-dernier arrêt, le client devait payer en espèces et n’a pas le compte. Jean lui envoie une demande de paiement par carte, officielle, au nom de Liberta Local — le client règle sur une page sécurisée. Aucune coordonnée bancaire ne passe jamais par lui. Et du client, Jean ne voit que le nom, l’adresse et le contenu du colis : ni e-mail, ni téléphone. Pendant ce temps, le producteur est resté dans ses champs — c’est là qu’il est utile.

🛍
17 h 30
Un seul arrêt, six producteurs

Ce soir, vous ne passez pas au supermarché. Vous vous arrêtez cinq minutes chez Rosa et vous repartez avec les légumes de Camille, le pain au levain du boulanger de tout à l’heure, les fromages d’Hélène, des œufs, du miel, et la bière d’un brasseur du canton voisin. Six producteurs, une seule commande, un seul arrêt. Chacun a déposé sa part dans la matinée : la plateforme avait calculé le créneau où tout le monde pouvait être prêt.

Le drive vous aurait pris le même temps. Sauf qu’ici vous savez qui a cultivé quoi, l’argent est resté dans un rayon de vingt kilomètres, et ces six-là peuvent continuer à en vivre — donc à vous nourrir l’année prochaine. C’est ça, le cercle : ils tiennent parce que vous achetez, vous mangez mieux parce qu’ils tiennent.

Mais ça ne marche qu’à une condition, et elle est impitoyable : il faut qu’ils soient assez nombreux autour de vous. Un producteur seul sur la carte ne remplace pas un supermarché. Trente producteurs dans le même canton, si.

🍓
18 h 00
Des fraises qui n’existent pas encore

Un producteur propose d’« adopter » sa récolte de fraises. Elles ne sont même pas plantées. Ceux qui participent aujourd’hui les récupéreront en priorité, à prix juste, dans trois mois. Lui, il a pu acheter ses plants sans passer par la banque. Ce n’est plus une transaction, c’est un pacte : on parie ensemble sur une saison.

🤝
20 h 00
La caisse du village

Le soir, quelques habitants et producteurs se retrouvent. Ils tiennent une petite caisse de solidarité, alimentée en monnaie libre. Ce sont eux — pas moi, pas la plateforme — qui décident quels producteurs elle soutient : ceux qui cultivent proprement, qui vendent court, qui font vivre le coin. Quand quelqu’un achète chez l’un d’eux, un coup de pouce part automatiquement, en plus du prix payé. Les clés de la caisse restent entre leurs mains. Une sécurité sociale entre voisins, construite à la main, un village après l’autre.

🔥
Et puis
Ce que personne n’avait prévu

Camille et Hélène se rendent compte qu’elles livrent le même mardi, dans le même sens : elles décident de n’y aller qu’une fois, à deux. Rosa propose son arrière-salle pour un atelier de conservation, un dimanche par mois. Trois personnes qui ne s’étaient jamais adressé la parole montent un projet de four à pain partagé. Ça, ce n’était dans aucun cahier des charges. C’est simplement ce qui arrive quand des gens finissent par se croiser assez souvent pour se faire confiance.

Rien de tout cela n’est un rêve.
Tout est déjà écrit, testé, en ligne.Il ne manque que nous.

Ouvrir la carte et regarder près de chez vous →
Sans compte, sans inscription. Juste pour voir.

🧰 Tout cela existe déjà

Je n’écris pas cette lettre pour vous vendre une promesse lointaine. Chaque scène que vous venez de lire correspond à un module qui tourne, aujourd’hui, sur local.liberta.press.

  • La carte vivante — producteurs, artisans, commerces, associations, événements. Déjà opérationnelle dans 13 pays, dont la France, et disponible en 9 langues.
  • Le paiement libre — en euros, et en monnaie libre Ğ1 pour celles et ceux qui la pratiquent, avec une boutique en ligne complète et une facturation électronique conforme.
  • Le produit suspendu, la co-livraison, l’adoption de récolte, les points d’accueil chez un partenaire, la billetterie à QR code, la réservation de table, le planning food-truck géolocalisé, la détection d’allergènes — derrière chacun de ces mots, un outil existant, testé, fonctionnel.
  • Les tournées de livraison organisées — itinéraire optimisé automatiquement, notification d’arrivée envoyée au client en un geste, GPS qui s’ouvre avec l’adresse déjà renseignée, suivi arrêt par arrêt. Encaissement en espèces, ou demande de paiement par carte envoyée au client sur-le-champ — sans qu’aucune donnée bancaire ne transite par le livreur.
  • La Sécurité Sociale Intégrale — des caisses de solidarité locales, en monnaie libre, qui soutiennent les producteurs reconnus par leurs pairs. Décidé par les membres, jamais par la plateforme.
  • Notre propre serveur de messagerie — les e-mails de la plateforme (confirmations de commande, notifications de livraison, échanges entre membres) ne transitent par aucun géant du numérique ni prestataire tiers. C’est plus lourd à maintenir et ça coûte plus cher qu’une solution gratuite : c’est exactement pour ça que ça compte.
  • Vendre sans commission — pas 20 %, pas 30 %, pas d’abonnement mensuel à trois chiffres. Une contribution libre, à 0 % si nécessaire.

Je n’ai rien inventé de tout cela en théorie. Je l’ai codé, testé, corrigé, remis en ligne. En quelques mois, ce que j’ai construit seul couvre déjà, module après module, l’essentiel de ce que proposent les grandes plateformes marchandes — sans leurs commissions, et avec des idées qu’elles n’auront jamais : le produit suspendu, la monnaie libre, l’adoption de récolte, la caisse de solidarité entre voisins.

Ce que je n’ai pas, ce sont des habitants qui ouvrent la carte le samedi matin. Pas encore. C’est la seule pièce qui manque au tableau, et c’est précisément celle que je ne peux pas fabriquer tout seul : elle se construit à plusieurs, un lieu ajouté après l’autre, un voisin qui en parle à un autre.

✨ Et si nous étions mille

Je ne vais pas vous raconter d’histoires : aujourd’hui, cette carte est presque vide.

Quelques dizaines de lieux. Quelques centaines de personnes. C’est peu. C’est même très peu — et je préfère vous le dire franchement plutôt que de gonfler des chiffres pour faire bonne figure.

Mais imaginez que nous soyons mille. Puis dix mille.

  • Chaque euro dépensé chez Camille reste dans le village au lieu de remonter vers un siège social à huit cents kilomètres.
  • Un producteur qui traverse une mauvaise saison n’est plus seul avec ses factures : la caisse du coin encaisse le coup avec lui.
  • Les enfants savent d’où vient ce qu’ils mangent, parce qu’ils ont vu le champ et serré la main de la personne qui l’a cultivé.
  • Une personne qui n’a pas les moyens ce mois-ci mange quand même, sans avoir à le demander à qui que ce soit.
  • Un seul arrêt en rentrant du travail suffit à faire toutes les courses de la semaine, parce qu’il y a enfin assez de producteurs autour de vous pour tout couvrir.
  • Et des gens qui ne se seraient jamais parlé montent une conserverie, un jardin partagé, un four à pain — parce qu’ils ont fini par se croiser.

Tout se joue là : la densité. Une plateforme à moitié vide ne remplace rien du tout — il faut faire un détour pour un seul panier, et on retourne au supermarché la semaine suivante. La même plateforme avec trente producteurs dans le canton devient d’un coup plus pratique que le drive. Entre les deux, il n’y a pas de technologie à inventer : il n’y a que des gens à convaincre.

Ce n’est pas une utopie. C’est de l’arithmétique : il suffit d’assez de monde au même endroit, et tout le reste suit.

Et ça continue. La liste de ce qui reste à construire est encore longue — de nouveaux pays à ouvrir, des outils d’entraide à approfondir, des dizaines de détails qui feront la différence pour quelqu’un, quelque part. Je m’y attelle chaque jour. Tant que je le peux.

📰 Pourquoi je fais ça

J’écris pour informer depuis 2003. D’abord sur des sujets divers, par simple envie de comprendre puis de partager ce que j’avais compris. Depuis 2018, ce travail a pris un rythme quasi quotidien et une exigence bien plus professionnelle — sous des formes différentes au fil des années, jusqu’à Liberta Press aujourd’hui. Ce n’est pas une lubie récente : c’est une habitude de vie, et la même conviction depuis le premier jour. On peut informer sérieusement, sans publicité, sans recourir au sensationnel, en prenant le temps d’expliquer plutôt que d’affoler.

Depuis la relance du site il y a quelques semaines, ce sont déjà plus d’une cinquantaine d’articles nouveaux, avec les sources citées et les limites assumées chaque fois que les chiffres restent incertains. Le même souci du détail que je mets dans le code, je le mets dans chaque article : vérifier avant d’affirmer, et le dire clairement quand on ne sait pas.

Les deux projets se nourrissent l’un l’autre. Liberta Press documente le monde tel qu’il est ; Liberta Local propose un endroit concret pour en refaire un morceau, à l’échelle d’une rue. Je crois profondément aux deux, et je continuerai à les porter, quoi qu’il arrive.

Construire tout ça prend du temps — énormément de temps. Je travaille jour et nuit, en semaine comme le week-end, sans vraiment de coupure. Je ne vous dis pas cela pour me plaindre : je le fais parce que j’y crois, et je continuerais même sans un centime. Mais je voulais que vous le sachiez, parce que ce genre de travail reste habituellement invisible.

💴 Ce que ça coûte

Faire tourner ces deux projets a un coût technique fixe, tous les mois : hébergement, sauvegardes, notre propre serveur de messagerie, outils. Rien de superflu, rien de confortable. Une bonne partie de ce montant vient précisément de ce que je refuse : les services gratuits des géants du numérique, qui se paient toujours avec les données de quelqu’un. Ici, ils se paient en euros. Les miens.

315 €
par mois, payés de ma poche

Tout compris, c’est ce qu’il faut pour faire vivre une plateforme complète d’économie locale dans 13 pays, en 9 langues, et un média qui publie chaque jour.

Je ne demande pas à être payé pour mon temps. Pas un euro pour les 180 à 250 heures mensuelles. Je demande seulement que ces frais-là ne reposent plus sur moi seul. Rapporté à celles et ceux qui nous lisent, c’est une somme dérisoire :

63
personnes à 5 € par mois couvrent la totalité des frais
32
personnes à 10 € par mois suffisent tout autant

Un don ponctuel ou mensuel se fait en moins d’une minute sur local.liberta.press/don — par carte bancaire, par virement, en monnaie libre Ğ1, en Monero, ou dans plus de cent autres cryptomonnaies, converties automatiquement. Chacun avec ses moyens, et avec l’outil qui lui convient. Et si vous ne le pouvez pas, ce n’est pas grave : ça ne change rien à ce que je vous dois.

🤝 Ce que je vous demande

Rien qui vous coûte votre confort. Si l’une de ces deux aventures vous a apporté quelque chose — une information plus posée, une carte que vous avez explorée par curiosité, une idée à laquelle vous n’aviez pas pensé — il y a trois façons de le rendre. Deux ne coûtent pas un centime, et la première compte sans doute davantage que l’argent.

🔁
Faites tourner

Transférez cette lettre à une personne près de chez vous. Trente secondes, zéro euro — et très concrètement, c’est ce qui m’aide le plus.

🌱
Parlez-en autour de vous

Vous connaissez un maraîcher, un boulanger, un artisan, une association ? Dites-lui que ça existe. Référencer un lieu est gratuit, et le restera.

Voir la plateforme →

💚
Soutenez les frais

5 € par mois, c’est un café et demi. À soixante-trois, les 315 € sont couverts et je n’ai plus à les avancer.

Faire un don

Ponctuel ou mensuel · CB, virement, Ğ1, Monero et 100+ cryptos · moins d’une minute

Aujourd’hui, ou dans quelques mois. Chacun de ces trois gestes, même le plus petit, rapproche le jour où le village que je vous ai décrit tout à l’heure existera vraiment. Chez vous.

Trois questions qu’on me pose

« Où va exactement l’argent ? »

Aux frais techniques, et à rien d’autre : hébergement, sauvegardes, outils. Pas un euro de salaire, pas un euro pour mon temps. Tant que l’objectif du mois n’est pas atteint, la différence continue de sortir de ma poche, comme aujourd’hui.

« Pourquoi pas de publicité, ou une commission sur les ventes ? »

Parce que la publicité finit toujours par décider de ce qu’on a le droit d’écrire, et qu’une commission décide de qui a le droit de vendre. Les deux reviennent à faire payer ceux qui ont le moins. Je préfère demander directement, quitte à ce que ce soit inconfortable pour moi.

« Et si l’objectif n’est pas atteint ? »

Rien ne s’arrête du jour au lendemain. Je continuerai aussi longtemps que je le pourrai — c’est ce que je fais depuis des années. Mais je vous dirai honnêtement, comme dans cette lettre, ce qui devient tenable et ce qui ne l’est plus.

Merci d’avoir lu jusqu’ici.
Et merci, surtout, à celles et ceux qui ouvriront cette carte un samedi matin — et qui y trouveront quelqu’un.


Rappel sur les limites de cet article — les chiffres d’usage de Liberta Local restent modestes à ce stade : la plateforme est jeune, et cette lettre parle autant de ce qui existe déjà que de ce qui reste à faire connaître. Les personnes citées dans le récit du samedi sont des illustrations, pas des témoignages réels : chaque situation décrite correspond en revanche à une fonctionnalité réellement disponible. Le détail des frais techniques n’est volontairement pas décomposé poste par poste au-delà des grandes lignes, pour des raisons de sécurité.

SourcesLa page de soutien · Liberta Local, la plateforme qui reconnecte producteurs et consommateurs · Notre premier appel aux dons, en août

Source : Lire l’article original

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