
Le clown pathétique de Boualem Sansal, dans l’entretien Radio J, a dit que l’actuel président algérien A. Tebboune était « Hitler mais en pire ». L’animatrice a immédiatement recadré : le fuhrer a exterminé six millions de Juifs, Tebboune non. La réaction de la présentatrice dit tout. Même sur une radio communautaire qui n’a aucune raison d’être tendre avec le régime algérien, le parallèle a choqué. Fais le clown mais pas touche au tabou.
C’est de l’hyperbole qui se retourne contre celui qui la prononce. A. Tebboune a fait emprisonner Sansal un an, il l’a certes insulté publiquement (« bâtard », « imposteur », « voleur »), mais tout de même, on est loin, trop loin du nazisme, on n’est même pas dans le même paradigme. On peut critiquer l’Algérie, son président, sa politique… sans sombrer dans le ridicule. Mais passer de là à « pire qu’Hitler » n’est plus de l’analyse : c’est de la rhétorique de bas étage qui vide le nazisme de son sens et banalise la shoah. Sansal a longtemps travaillé le parallèle nazisme/islamisme dans ses livres ; là, il l’applique à un homme d’une façon qui ne tient pas.
Sansal ou la chalghoumisation de la littérature
C’est ça la chalghoumisation du débat public parisien. Quand on prend des clowns sans niveau, sans profondeur, sans colonne vertébrale, on se retrouve à devoir gérer de tels dérapages ridicules. Et ce n’est que le début, la suite sera encore plus pathétique car il en est ainsi de la médiocrité alliée à l’arrogance, tout est décuplé. Vu sa trahison de son propre pays, il ne tardera pas à trahir la France dès que l’occasion se présentera, c’est une constante historique.
Il suffit de patienter un peu et le futur nous donnera encore raison.
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