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Le chef du gouvernement du Sénégal a annoncé le lancement officiel de GouvNum, dont les ambitions numériques incluent des retombées sur l’économie et l’emploi, mais aussi sur l’administration, la connectivité et l’installation de l’identité numérique à l’horizon 2034.
Un pas décisif vient d’être franchi, selon le gouvernement sénégalais le 18 octobre, dans la structuration de son écosystème digital avec l’installation officielle du Comité de gouvernance du numérique (GouvNum) par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, qui a placé l’événement dans la continuité du « New deal technologique, qui est la déclinaison sectorielle de l’agenda national de transition 2050 ». Cette nouvelle structure, placée sous l’autorité du chef du gouvernement, « doit garantir la conformité des projets à l’architecture commune, consolider et prioriser les investissements, prévenir les redondances, maîtriser les coûts sur les cycles de vie des systèmes et veiller aux exigences de sécurité, d’interopérabilité et de protection des données », a-t-il expliqué.
La nouvelle instance de gouvernance est composée de ministères sectoriels et de structures parapubliques. Elle est perçue par le gouvernement sénégalais comme un outil permettant de matérialiser l’ambition d’une société numérique à l’horizon 2034.
Les bénéfices de l’ambition numérique
Faisant du numérique un moteur de transformation économique, de modernisation de l’État et d’amélioration des conditions de vie, le gouvernement sénégalais s’est fixé les objectifs de porter la contribution du numérique au produit intérieur brut (PIB) à 15 %, de créer 150 000 emplois directs, de numériser 90 % des procédures administratives, de garantir un taux de connectivité de 90 % sur le territoire et de doter 90 % des citoyens d’une identité numérique d’ici 2034. Ces éléments sont indiqués dans un communiqué de la Primature du Sénégal, publié sur la page officielle du ministère sénégalais des Télécommunications et du Numérique.
La même source a aussi salué les contributions des partenaires de l’opérationalisation du Comité de gouvernance du numérique à travers le projet « Goin’Digital » financé par l’Union européenne au Sénégal, la Coopération allemande et la France.