la contagion d’une protestation mondiale de la génération Z et suivante ?, par Alfredo Jalife-Rahme


La génération Z mondiale des post-milléniaux est le segment de jeunes âgés de 14 à 29 ans imprégnés de technologie numérique et victimes des crises économiques de la mondialisation/déglobalisation, deux circonstances dont ils s’emparent de façon voyante et bruyante, notamment sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui, la riposte mondiale de la Génération Z se manifeste spécifiquement en France et en Inde.

La révolte des jeunes en France, principalement des lycéens, dure depuis quatre semaines maintenant et son principal moyen de lutte est constitué par les réseaux sociaux, notamment TikTok. Son étiologie est due à la détérioration de l’enseignement public : absence d’enseignants (très mal payés), salles de classe peu hygiéniques, classes surpeuplées, emplois du temps écrasants, phénomènes méprisés par le gouvernement mondialiste du très impopulaire président Macron, ancien employé des banquiers khazares Rothschild.

L’austérité du budget, conséquence du modèle globaliste de Macron — avec un ratio dette/PIB de 119 % — a sacrifié le quotidien des étudiants et, par conséquent, a démantelé l’éducation pour atténuer la grave crise des obligations (à 10 ans, elle oscille de 5 %, le niveau le plus élevé depuis un quart de siècle) : une mesure mondialiste classique !

Sur le budget général du gouvernement français pour 2027, l’Éducation nationale représente environ 13 %, ce qui, selon la conjoncture, arrive en première ou deuxième position après la Défense. Le mondialiste russophobe Macron a préféré financer sa guerre perdue en Ukraine contre la Russie, et augmenter les dépenses militaires, en collaboration avec ses alliés européens (l’Allemagne et le Royaume-Uni), afin de préparer une guerre contre la Russie.

De fait, les jeunes étudiants sont donc immolés sur l’autel mondialiste comme boucs émissaires pour renflouer les obligations françaises et intensifier l’hostilité flagrante de leurs gouvernements envers la Russie.

Il existe un risque de contagion dans toute l’Europe : de l’Espagne, en passant par l’Italie jusqu’à la Grèce [1].

Il est totalement absurde, surtout dans un contexte démocratique, qu’une gérontocratie décrépite de mondialistes impose sa volonté minoritaire à la majorité des jeunes, comme c’est le cas flagrant dans un grand nombre de pays où la protestation mondiale de la génération Z est en train de prendre forme.

En Inde, le Cockroach Janta Party (CJP) s’est créé spontanément en mai dernier comme une satire politique : c’est à l’origine une idée du jeune stratège en communication politique Abhijeet Dipke (AD) [2].

Un commentaire malheureux du président de la Cour suprême, Surya Kant, a indigné un groupe de jeunes chômeurs qualifiés par celui-ci de « cafards » et de « parasites ». Dipke l’a habilement utilisé comme slogan satirique pour son groupe, qui s’est répandu comme une traînée de poudre : « la voix des mollassons et des chômeurs », qui en quelques jours a réuni des millions d’abonnés sur X et Instagram dans le pays avec la plus grande population au monde et un âge moyen de 29,2 ans (presque le même qu’au Mexique).

Le grand catalyseur de la révolte des jeunes en Inde aura été le scandale inconcevable du million de faux diplômes, puis des fuites massives de sujets à l’examen d’entrée dans les universités, en particulier en médecine, ce qui a touché 2 millions de candidats, entraînant une vingtaine de suicides de candidats et la démission du ministre de l’Éducation [3]. Ce ministre ignore encore que les seuls survivants d’une guerre nucléaire sont les cafards.

Désormais, la résurgence de la protestation du CJP se concentre sur la révision des listes électorales qui ont éliminé 130 millions de noms, ce qui a touché à la fois l’opposition et les musulmans (15 % de la population), faisant percevoir la Commission électorale toxique sous un très mauvais jour.

La révolte des jeunes du CJP a été aggravée par une grave crise financière : une hausse du prix du pétrole, une forte chute du marché boursier et de sa monnaie, la roupie (7 %).

La double mobilisation de la jeunesse et du numérique aujourd’hui incarne la révolte mondiale de la génération Z [4].



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