Samedi soir, à Amiens, la République a fait un choix courageux : face aux violences, elle a décidé de protéger ce qui compte vraiment. Pas les vitrines des petits commerçants, non, ces choses-là se remplacent. Mais la boutique Trogneux, bastion du macaron et dernier rempart de la ganache de tradition. Très peu de médias officiels en parlent…
Selon la vidéo qui circule, 6 fourgons de police se tenaient devant l’établissement, sept d’après certains internautes. Les services de l’État ont sans doute estimé qu’un chocolatier, c’est comme une banque : trop fragile pour être laissé seul.
Les Trogneux, des privilégiés…
Pendant ce temps, ailleurs en France, des commerçants regardaient leurs rideaux métalliques plier sans aucun uniforme à l’horizon. D’aucuns résument le sentiment d’une partie de l’opinion : les autres commerçants ont été « abandonnés », pendant que certains jouissaient de privilèges « d’un autre temps ». Une calculette suffit, selon les critiques : sept fourgons ici, c’est sept fourgons de moins ailleurs.
Résultat, la boutique historique de la rue Delambre est ressortie sans une égratignure. Ce n’est pas un hasard, mais un dispositif de sécurité mis en place en amont. Une efficacité remarquable, qu’on aimerait voir appliquée à la boulangerie du coin et partout en France.
La leçon est claire : en cas d’émeute, mieux vaut s’appeler Trogneux, ou à défaut vendre du chocolat.