Education sexuelle à l’école : dans l’Essonne, une grand-mère relaxée après avoir traité une inspectrice de « prostituée de l’État »


Une grand-mère a été relaxée le 8 octobre par le tribunal correctionnel d’Évry-Courcouronnes après avoir été poursuivie pour outrage et menace envers une inspectrice d’académie. 

Selon le récit détaillé par The Epoch Times, Emmanuelle (dont le prénom a été modifié) avait pris la parole lors d’une réunion organisée le 4 avril 2025 à l’école Jacques-Brel d’Évry-Courcouronnes, en Essonne, pour protester contre le contenu de séances d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité destinées à des enfants de grande section de maternelle. Elle a alors lancé à l’inspectrice « Vous êtes une prostituée de l’État », des propos qui ont valu une plainte conjointe des intervenants et une garde à vue de vingt heures trois jours plus tard. 

Les parents avaient été informés par courriel au début de l’année scolaire 2025 de l’organisation de ces séances obligatoires prévues par l’Éducation nationale, mais plusieurs d’entre eux ont constaté des changements de comportement chez leurs enfants quelques semaines après le début des interventions. Emmanuelle a notamment rapporté avoir observé chez son petit-fils des gestes inhabituels, déclarant « Mon petit-fils sortait son zizi à tout bout de champ, se masturbait devant nous ». Les supports pédagogiques présentés lors de la réunion, qui comportaient des dessins d’organes génitaux ainsi que des illustrations évoquant la masturbation et la sodomie, ont été jugés inadaptés par une trentaine de mères présentes, selon le même média. 

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Ouest-France précise que la grand-mère a pris la parole au nom du groupe en affirmant « Nous étions toutes sidérées par ce que nous venions de voir », avant de formuler l’insulte après une réponse de l’inspectrice. Une psychologue aurait par ailleurs qualifié les mères d’ »arriérées », ce qui a contribué à la montée des tensions pendant la rencontre qui réunissait également la directrice de l’école et une puéricultrice. À l’audience, Emmanuelle a expliqué avoir réagi sous le coup de l’émotion face à des contenus qu’elle estimait inadaptés à des enfants de moins de six ans. 

Le même jour que le jugement de relaxe, le Conseil d’État a rejeté une requête de la Confédération nationale des associations familiales catholiques qui demandait d’associer davantage les parents et de leur reconnaître un droit de veto sur ces séances. La haute juridiction a indiqué qu’aucun texte n’impose une telle procédure et que cet enseignement complète le rôle des parents, tandis qu’une circulaire du 4 février 2025 prévoit seulement une information annuelle, un droit à des précisions et un entretien. 

L’inspection académique a pour sa part indiqué qu’un programme de formation des enseignants avait été mis en place et que des outils pédagogiques adaptés avaient été proposés après les contestations.





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